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L’achat local ne rivalise toujours pas avec les géants du web

Avec la pandémie, l’achat en ligne est plus populaire que jamais. Contrairement à ce qui s’est passé lors de la première vague, ce sont les géants étrangers qui en profitent. 

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Ce qui nuit aux entreprises québécoises, c’est qu’elles sont souvent méconnues du public. En effet, selon un récent sondage du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), plusieurs Québécois ne sont toujours pas au courant que de grandes entreprises sont d’ici. 

C’est le cas entre autres de Couche-Tard ou de Métro, dont près du quart de la population ignore toujours qu’elles sont des entreprises du Québec. Les origines québécoises des commerces de détail, comme Simons, Aldo ou Reitmans sont encore plus méconnues de la population.

Le fait que seulement les biens essentiels peuvent être achetés fait aussi en sorte que plusieurs personnes se tournent vers les géants du web, comme Amazon. 

Toujours selon le sondage du CQCD, seulement 53 % des Québécois favorisent les entreprises de chez nous lors de leurs achats en ligne.

Selon Stéphane Drouin, directeur général du CQCD, seulement 15 % des Québécois ont profité des soldes d’Après-Noël. Il affirme que les gens sont « au ralenti dans leurs achats ». Malgré que plusieurs continuent de magasiner en ligne, cela n’équivaut pas aux achats qui seraient faits en magasin. 

Il s’agit donc d’un frein pour les entreprises locales, au même titre que l’obligation d’acheter seulement des biens essentiels dans des commerces essentiels.

Lundi, le gouvernement du Québec a annoncé que tous les commerçants ayant « une adresse » ou « une propriété québécoise » auront accès dès l’automne prochain à un site transactionnel bleu piloté par Le Panier bleu.

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