/news/coronavirus

L’arrivée de variants pourrait compliquer l’allègement des restrictions au Québec

La date butoir donnée au couvre-feu et aux mesures plus strictes dans la province arrive à grands pas, et plusieurs se demandent, à la lumière de bilans de la COVID-19 qui s’améliorent de jour en jour, si certaines mesures devraient être levées à ce moment. 

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

• À lire aussi: Pourquoi le variant anglais pourrait être plus mortel?

• À lire aussi: Quels scénarios après le 8 février?

Des régions où il n’y a presque plus de cas réclament de pouvoir recommencer à se déconfiner un peu, et ouvrir par exemple, certains commerces non essentiels.

Selon le Dr Mathieu Simon, chef des soins intensifs de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), il faut agir avec grande prudence si l’on souhaite déconfiner certaines régions, parce que si les gars augmentent, ces régions pourraient nécessiter l’aide des grands centres, encore affectés par le virus. 

«S’il y a une hécatombe, comme on l’a vu au Saguenay un peu avant les Fêtes, où il n’y a pas eu de cas ou presque lors de la première vague, il se sont retrouvés à avoir énormément de cas et ça les a presque suffoqués. Il faut être très très prudents. On peut vivre plus normalement que ce que l’on vit présentement, mais tout le monde doit embarquer, on ne peut pas tout laisser aller», explique le Dr Simon à l’émission Le Québec Matin. 

Il considère que le couvre-feu a eu ses effets positifs et a permis de mettre un réel frein aux rassemblements. 

Néanmoins, l’arrivée de variants, qui pour certains sont plus contagieux, pourrait compliquer un retour à la normale et faire flamber la situation. 

«Des projections faites aux États-Unis et au Canada montrent que si on maintient les mesures de distanciation jusqu’en mars, on va éviter le pire. Si on devait se relâcher en février il y a un risque de dépassement des capacités, et de revenir dans une dynamique dont on parlait il n’y a pas si longtemps, dont le protocole d’attribution de lits aux soins intensifs et de sélection inhumaine», avertit le Dr Simon. 

Occupation inégale dans les hôpitaux    

Par ailleurs, alors qu’un cardiologue de l’hôpital Pierre-Boucher nous rapportait lundi que la situation s’était nettement améliorée avec une baisse impressionnante d’occupation des lits aux soins intensifs, le bilan n’est pas le même à Québec. 

Le Dr Simon témoigne qu’il a encore du mal à trouver des lits aux patients qu’il traite. 

«Les unités des soins intensifs de Québec et de Lévis sont pleines, en partie par des COVID et en partie par d’autres soins. C’est la saison des pneumonies, des infarctus... Ma prévision pour la suite des choses ressemble à celle de votre météorologue : il y a quelques éclaircies, mais beaucoup de passages nuageux», donne-t-il en exemple.

Il convient que malgré une situation incertaine, depuis quelques jours, il y a néanmoins de bonnes nouvelles. 

***Voyez son entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus. ***

Dans la même catégorie