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Legault doit interdire la promotion des voyages dans le Sud, selon QS

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Le gouvernement Legault doit interdire aux compagnies aériennes et aux agences de voyages de mousser d’alléchantes escapades dans le Sud durant la semaine de relâche, selon Québec solidaire.

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À l’heure actuelle, des voyagistes rivalisent de forfaits au rabais pour des destinations exotiques.   

Devant l’hésitation de Justin Trudeau à imposer des mesures dissuasives aux voyageurs, Manon Massé estime que François Legault doit agir.       

Selon la chef parlementaire solidaire, le gouvernement devrait adopter rapidement un décret «pour interdire la promotion des voyages» durant la relâche scolaire.   

Mardi, le premier ministre canadien n’a toujours pas décidé quelles mesures il compte mettre en place pour décourager les voyages non essentiels. Justin Trudeau a répété que les annonces s’en viennent «très bientôt». 

Maintenir la relâche scolaire

À QS, on ne croit pas d’ailleurs qu’il faille mettre une croix cette année sur la semaine de congés scolaires, comme certains le suggèrent en raison de la pandémie.  

«Je n'ai pas de données à l'effet qu'il faudrait abolir la semaine de relâche, au contraire», a fait valoir Manon Massé, en marge du caucus préparatoire à la rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale.   

Le député Gabriel Nadeau-Dubois a ajouté que cette «pause» ne vise pas seulement les élèves, mais également leurs enseignantes «exténuées» par la gestion des mesures sanitaires dans les classes.  

«Je pense que ces femmes-là méritent cette semaine pour reprendre leur souffle et, je pense, ça doit faire partie des critères pour prendre cette décision-là», a-t-il insisté.  

Agences de placement

Pour s’attaquer au problème criant de pénurie de main-d’oeuvre dans le réseau de la santé, les solidaires estiment qu’il faut mettre fin à «l’hémorragie» de personnel vers les agences privées de placement.  

Le député de Gouin a rappelé que le ministère de la Santé estime que 13,6 millions d’heures auront été confiées au personnel des agences de placement en 2020-2021. «C'est l'équivalent de 7500 postes à temps plein. C'est énorme. C'est beaucoup trop. Ça déstabilise nos hôpitaux et nos CHSLD.»  

QS réclame l’adoption d’un décret pour mettre au pas ces entreprises qui siphonnent le réseau public.  

«Il faut obliger les agences de placement privées à assurer une continuité de service dans les établissements de santé. [...] Les agences doivent fournir du personnel quand nos hôpitaux en ont besoin, pas juste quand ça fait leur affaire, y compris le soir, y compris la nuit, y compris la fin de semaine», a renchéri Gabriel Nadeau-Dubois.   

Selon lui, après la pandémie, il faudrait même abolir les agences de placement privées, qui n’ont pas leur place dans un système de santé public comme au Québec.