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Un autre complotiste arrêté avec des armes

Le complotiste Raymond Têtu a été arrêté à sa résidence de Val-des-Monts, en Outaouais, où la Gendarmerie royale du Canada a notamment saisi une mitraillette Lanchester MK1.

Photo tirée de Twitter

Le complotiste Raymond Têtu a été arrêté à sa résidence de Val-des-Monts, en Outaouais, où la Gendarmerie royale du Canada a notamment saisi une mitraillette Lanchester MK1.

Un homme de l’Outaouais, très actif sur les réseaux sociaux, est accusé de possession de mitraillettes

Un complotiste de l’Outaouais qui a tenu des propos violents sur les réseaux sociaux a été arrêté pour possession de pistolets-mitrailleurs et d’autres armes interdites.

Raymond Têtu, 51 ans, a brièvement comparu hier au palais de justice de Gatineau. 

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) l’a arrêté le 20 janvier après une perquisition à son domicile de Val-des-Monts.

Les policiers fédéraux ont notamment mis la main sur deux mitraillettes Lanchester MK1 et Thompson, utilisées pendant et après la Deuxième Guerre mondiale.

La GRC a aussi saisi un chargeur à haute capacité, des munitions, des silencieux interdits destinés à être installés sur des armes à feu et deux poings américains.

C’est la deuxième fois en trois semaines qu’un complotiste est arrêté en possession d’armes. Le 9 janvier, Martin Clermont, 45 ans, a été accusé de menaces, de possession d’explosifs et d’un chargeur prohibé. 

Raymond Têtu

Photo tirée de Facebook

Photo avec Maxime Bernier

Quant à Têtu, il aurait également eu en sa possession de la monnaie contrefaite, ainsi que de la cocaïne, dans le but d’en faire le trafic.

Sur ses comptes Facebook et Twitter, l’accusé publie depuis des mois des propos violents appelant à tirer sur des policiers, et même à s’en prendre au premier ministre canadien, Justin Trudeau.

Il multiplie aussi les mentions « J’aime » et les publications en faveur du Parti populaire du Canada de Maxime Bernier. Sur son compte Facebook, Têtu pose même en sa compagnie le 18 août 2019, le jour d’un rassemblement national à Gatineau.

L’accusé relaie aussi régulièrement des messages qualifiant les libéraux fédéraux de « traîtres » et reproduit des propos conspirationnistes sur la pandémie et l’ancien président Donald Trump (voir autre texte).

Dénonciation de Raymond Tétu

Capture écran

Silencieux par la poste

Selon nos renseignements, la GRC aurait ouvert son enquête sur Têtu après avoir reçu des informations de l’Agence des services frontaliers du Canada sur un colis contenant des silencieux, qui lui était destiné.

Après s’être rendu chez lui à Val-des-Monts, ils ont perquisitionné une deuxième maison à Gatineau, rue Drapeau. Sur place, ils ont trouvé 16 autres armes à feu.

Les deux résidences appartiennent au père de Têtu, selon les registres fonciers.

L’accusé n’en est pas à ses premiers problèmes avec les autorités. En 2002, il a plaidé coupable à des accusations de voies de fait, notamment envers un policier.

Depuis les années 1990, il a aussi fait face à de nombreuses accusations liées aux stupéfiants. En 2012, il a perdu son droit de posséder des armes après avoir plaidé coupable à des accusations de possession de drogue en vue d’en faire le trafic.

Il doit revenir en cour vendredi et demeure détenu en attendant la suite du dossier.

– Avec Andrea Valeria et Félix Séguin

Dénonciation de Raymond Tétu

Capture écran

Violence et fausses infos en ligne       

Raymond Têtu multiplie sur les réseaux sociaux les propos relayant les théories conspirationnistes.

Son fil Facebook est parsemé de publications qui ont été retirées parce qu’elles contiennent de fausses informations.

Le réseau social l’a même banni pour 30 jours l’automne dernier, a-t-il lui-même écrit.

Ses publications reprennent les principales théories du complot en vogue : la COVID-19 n’existe pas, les masques ne servent à rien, les démocrates ont volé l’élection à Donald Trump...

Certains de ses propos sont d’une rare violence.

Par exemple, le 2 janvier, il écrivait en anglais sur Twitter : « Commencez à tirer sur la police, ceci est aussi grave qu’une invasion de domicile ».

Cette journée-là, une intervention costaude de la police de Gatineau pour faire cesser un rassemblement interdit faisait les manchettes.

Raymond Têtu

Photo Marc Desrosiers

Contre Trudeau

L’homme a aussi violemment attaqué Justin Trudeau et les libéraux.

Au début de la pandémie, il déclarait par exemple que Trudeau devait être « abattu comme un animal malade ».