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Projet de loi 59: un syndicat déplore l’absence de balises encadrant le télétravail

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Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) déplore l’absence de balises encadrant le télétravail, alors que des consultations sont menées sur le projet de loi 59 censé moderniser le régime de santé et sécurité du travail.

La déclaration du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, affirmant que la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) avait désormais le mandat de recommander aux employeurs d’adopter une politique de télétravail, n’a pas été du goût du syndicat.

Pour le SPGQ, l’enjeu n’est pas tant la politique entourant le télétravail que son application dans le respect des décrets et des lois.

Or, le projet de loi 59 ne prévoit rien pour soutenir le travail des inspecteurs, a déploré le syndicat, qui ne s’explique pas le fait que le ministre Boulet recommande aux employeurs de se doter d’une politique sur le télétravail.

«S'en remettre aux employeurs pour préciser les responsabilités en cas d'accident du travail, les enjeux liés à la sécurité informatique, le paiement de certaines dépenses reliées au travail et le droit à la déconnexion est un non-sens», a dénoncé mardi Line Lamarre, présidente du SPGQ, dans un communiqué.

«La CNESST peut difficilement donner des directives et un cadre de référence clairs à nos membres, entendu que le droit sur le télétravail nage en eau trouble», a ajouté Mme Lamarre.

Le SPGQ estime que le télétravail n’est pas encore balisé et qu'aucune loi n’y fait référence, pas même le projet de loi 59.

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