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Commotion en Beauce après la mort d’un adolescent de 17 ans

Dylan Dumas

Courtoisie

La vie d’un vaillant jeune homme de 17 ans qui rêvait de posséder un jour sa propre ferme s’est arrêtée aussi brusquement que tragiquement, lundi soir, à Saint-Georges, en Beauce, dans une sortie de route encore difficile à expliquer.

Dylan Dumas, originaire de Saint-Côme-Linière, était un garçon « travaillant », un « fonceur », un « leader », selon ses parents, Johanne Lachance et Pierre Dumas.

Inconsolables, ils racontent que leur fils avait une passion sans borne pour l’agriculture, qu’il a sûrement développée au contact de ses grands-parents, qui habitaient eux-mêmes sur une ferme.

D’ailleurs, il ne comptait pas les heures dans les quatre fermes laitières où il travaillait dans la région, même si cela l’amenait parfois à se lever très tôt.

Dylan adorait prendre soin des animaux et rêvait d’ouvrir éventuellement sa propre entreprise agricole. D’ici là, il mettait de l’argent de côté pour acheter son premier pick-up.

Destin tragique

Le destin en a malheureusement voulu autrement. Lundi soir, il avait fini sa besogne dans une ferme de Saint-Georges, et s’en allait vers un autre établissement de Saint-Martin pour traire d’autres vaches, quand il a été victime d’une embardée, seul dans son véhicule, pour une raison que l’on ignore.

Le drame s’est produit un peu après 18 h sur le 2e Rang, dans le secteur de Saint-Jean-de-la-Lande.

Le 2e rang, dans le secteur de Saint-Jean-de-la-Lande à Saint-Georges, en Beauce, où le drame s'est produit.

Photo Dominique Lelièvre

Le 2e rang, dans le secteur de Saint-Jean-de-la-Lande à Saint-Georges, en Beauce, où le drame s'est produit.

Le jeune conducteur aurait fait des tonneaux, avant d’être éjecté du véhicule, et a rendu l’âme plus tard dans la soirée, malgré les efforts des services d’urgence.

Les causes de l’événement font toujours l’objet d’une enquête.

Les premières constatations laissent croire aux policiers de la Sûreté du Québec que le jeune homme n’était pas attaché, ou qu’il l’était, mais pas convenablement.

Il s’agit toutefois d’une hypothèse à ce stade-ci. La thèse de l’alcool au volant est cependant écartée.

Un « rayon de soleil »

Le chemin où s’est produite la collision est en ligne droite. Les proches se demandent si le jeune homme n’aurait pas pu tenter d’éviter une bête.

« Normalement, quand il montait avec nous, il s’attachait tout le temps, et là ils disent qu’il n’était pas attaché. Il n’y a rien à comprendre », s’interroge Mme Lachance.

« On ne l’accepte pas, pas à cet âge-là. Il commençait sa vie ! Il avait plein d’ambition », se désole la mère endeuillée.

Dans la municipalité d’un peu plus de 3000 âmes où il demeurait, le décès de l’adolescent a créé une onde de choc.

« On l’appelait notre rayon de soleil. [...] Il n’y avait pas un petit gars plus souriant que lui », s’est entre autres remémoré Lise Morin, propriétaire du restaurant La Gourmandise Rétro, qu’il fréquentait souvent. 

UN JEUNE HOMME APPRÉCIÉ 

« C’était un rêveur. Dans sa tête, il voulait avoir sa ferme. C’est un entrepreneur, un bon gars. Il travaillait sur quatre, cinq fermes. Il avait le métier dans le sang. » —Billy Thibodeau, 20 ans, un ami de la victime

« Il avait l’avenir devant lui. Il était passionné par l’agriculture. C’est rare de voir quelqu’un d’aussi passionné, jeune de même. [...] Il n’est jamais arrivé en retard [...], il avait le cœur sur la main. » —Maxime, l’un de ses employeurs

« C’était un jeune homme très travaillant. Ses parents étaient très fiers. Il avait deux ou trois emplois, il voulait beaucoup et avait beaucoup de potentiel. » —Yvon Paquet, maire de Saint-Côme-Linière

— Avec la collaboration de Catherine Bouchard