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L’énigme du meurtre du petit Grégory résolue avec l’ADN?

Un tribunal français a accepté des demandes de nouvelles expertises dans l'enquête sur l'assassinat du petit Grégory Villemin en 1984, un des dossiers les plus énigmatiques de l'histoire criminelle en France, a indiqué mercredi à l'AFP un avocat des parents de la victime.

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La chambre d'instruction de la Cour d'appel de Dijon (est de la France) «a fait droit à la quasi-totalité des demandes de nouvelles recherches, notamment en matière de parentèle», a indiqué Me François Saint-Pierre, un des avocats du couple Villemin.

Cette décision de la Cour d'appel de Dijon, où ce dossier, qui a bouleversé le pays, est instruit depuis 1987 sur fond de haines familiales, fait suite à une demande des avocats de Christine et Jean-Marie Villemin, les parents de Grégory, retrouvé à l'âge de quatre ans, pieds et mains liées, dans la Vologne (est).

Thierry Pocquet du Haut-Jussé, procureur général de Dijon, a confirmé, dans un courriel transmis à l'AFP que «la chambre d'instruction a fait droit à la grande majorité des demandes présentées par les parties civiles», sans plus de précision.

«La Cour a tout accepté sauf une demande concernant un médecin qui était intervenu en novembre 1995», a précisé Me Saint-Pierre dans une interview téléphonique à l'AFP.

La chambre a en particulier accepté que soient conduites de nouvelles recherches selon la méthode de l'«ADN de parentèle», qui permet de comparer une empreinte génétique avec d'autres susceptibles d'être issues de la même parenté. 

Cette méthode avait été employée avec succès dans quelques «cold cases» criminels, comme en 2012 dans le dossier Élodie Kulik, violée et assassinée en France dix ans plus tôt.

Les Villemin avaient demandé que les nouvelles recherches portent sur les neuf traces ADN prélevées sur des courriers anonymes, une seringue et les vêtements de l'enfant.

La cour a également accepté, selon Me Saint-Pierre, le prélèvement d'ADN de 37 personnes qui ont été plus ou moins proches de Grégory et leur comparaison avec différents profils ADN.

Me Marie-Christine Chastant-Morand, autre avocate des époux Villemin, a qualifié de «très positif» l'arrêt de la chambre de Dijon. «On est très satisfaits. J'ai eu Jean-Marie Villemin ce matin, il est à l'unisson avec moi, il est très satisfait», a-t-elle ajouté à l'AFP.