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Le Bloc québécois s'excuse aux agents de bord

Le Bloc québécois s’est excusé, mercredi, pour une publicité jugée dénigrante par des agents de bord relayée sur le web, la veille.

Le parti critiquait dans cette publication, qui a été retirée, la lenteur du gouvernement Trudeau à annoncer des mesures de contrôle supplémentaires entourant les voyages à l’étranger et le respect de la quarantaine.

«Le premier ministre taponne au lieu d’interdire les vols non essentiels. C’est agir en agent de bord plutôt qu’en pilote», pouvait-on y lire.

«C'était une erreur et nous l’avons retirée rapidement. En aucun cas, nous n’avons voulu insulter qui que ce soit», a déclaré le Bloc québécois via Twitter, précisant avoir «rapidement» retiré la publication.

La section québécoise du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec), qui représente des agents de bord, avait réclamé des excuses de la part du chef bloquiste Yves-François Blanchet.

«Jamais un parti politique ne devrait faire campagne en ridiculisant un corps de métier au grand complet. Offrir des excuses serait la moindre des choses», a déclaré par communiqué le président de l’organisation, Benoit Bouchard.

Le SCFP-Québec a indiqué avoir été contacté par plusieurs membres qui se sont dits «profondément insultés».

Rappelons que le Bloc québécois est aussi sur la sellette depuis des semaines en raison de commentaires suggérant que le nouveau ministre des Transports, Omar Alghabra, a des penchants islamistes.

M. Blanchet a soutenu, dans la foulée de la nomination de celui-ci au conseil des ministres, que «des questions se posent sur [sa] proximité [...] avec le mouvement islamique politique dont il a été un dirigeant pendant plusieurs années».

De 2004 à 2005, Omar Alghabra a dirigé la Fédération canado-arabe (FCA). Des accusations non vérifiées et circulant sur le web indiquent que l’élu ontarien aurait sympathisé avec le Hamas et aurait été pour l’instauration de tribunaux islamiques – la charia – en Ontario pour résoudre les conflits familiaux au milieu des années 2000.

Le bureau du ministre a nié de telles allégations et indiqué qu’elles provenaient du site d’extrême droite Rebel News.

«Je suis curieux de savoir pourquoi M. Blanchet s'en remet à des insinuations non fondées plutôt qu'à mon bilan réel. [Il] a fait son choix et a décidé de continuer dans la rhétorique dangereuse qu’il a utilisée. Je crois que les Québécois et l’ensemble des Canadiens porteront le jugement approprié sur ses choix politiques regrettables», a dit M. Alghabra dans une déclaration écrite.

Les libéraux demandent, depuis, des excuses de la part de M. Blanchet, mais celui-ci maintient qu’il a posé «poliment, de façon irréprochable, une question légitime».

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