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Moins de cas, mais un moral plus fragile dans les écoles

Bien que le nombre de cas de COVID-19 n'a pas explosé dans les écoles de la Mauricie au retour des Fêtes, tout n'est pas rose dans les classes de la région.

Le piètre état de la santé mentale des jeunes est de plus en plus préoccupant, constate chaque jour Monia Bienvenue, enseignante de sciences à l'Institut secondaire Keranna. 

«Depuis le retour des Fêtes, je trouve que ce n'est vraiment plus évident en classe. On n'a pas grand-chose à dire à l'élève et il peut éclater en sanglots. Ils sont plus fragiles», a-t-elle témoigné.

Devant la classe, comme ses collègues, Mme Bienvenue a dû s'adapter continuellement aux nouvelles consignes de la santé publique. «Il y a des projets qu'on ne peut plus faire. Des projets qu'on doit repenser», a-t-elle souligné.

Le président de la Fédération des établissements d'enseignement privés, David Bowles, est impressionné par les enseignants. 

«Les membres du personnel de nos écoles ont dû s'adapter à des changements absolument incroyables depuis le mois de mars. Si on leur avait demandé en février dernier s'ils étaient prêts à devenir des experts en enseignement à distance, en enseignement hybride, pas certains que la majorité aurait dit "oui".»

Compte tenu du contexte, la Fédération a cru bon de tenir un colloque sur la santé mentale en éducation. «L'enseignant a lui aussi besoin de ventiler parfois sur les changements tellement précipités qu'il a dû encaisser», a souligné la directrice de l'Institut secondaire Keranna, Julie L’Heureux.

Cela dit, le retour des Fêtes est beaucoup moins difficile qu'appréhendé sur le plan des infections. Les cas sont peu nombreux, au grand soulagement des enseignants. 

«Il y avait une crainte au début parce que quand les élèves sont revenus, surtout au primaire, les cas étaient encore à la hausse», a rappelé Claudia Cousin, présidente du Syndicat de l'enseignement des Vieilles-Forges.

Depuis le retour des Fêtes, le centre de services scolaires du Chemin-du-Roy a dû fermer sept classes de primaire et deux du secondaire en raison d'éclosions, contre une seule classe du secondaire au centre de services scolaires de l'Énergie.