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Plus de sécurité demandée dans les SQDC

De nombreux policiers ont dû intervenir à la SQDC du chemin Queen-Mary, lundi soir, pour maîtriser un homme en crise.

Photo Agence QMI, Pascal Girard

De nombreux policiers ont dû intervenir à la SQDC du chemin Queen-Mary, lundi soir, pour maîtriser un homme en crise.

Au lendemain d’un incident où il a fallu 10 policiers pour maîtriser un homme en crise, les employés des SQDC sont inquiets et voudraient une révision des mesures de sécurité. 

« Ça fait longtemps que les salariés et le syndicat disent que ça pouvait arriver un jour. On le voit qu’il y a des clients agressifs, ce n’est vraiment pas la première intervention policière dans une SQDC [Société québécoise du cannabis]. Ça prend des changements dans les procédures de sécurité », déplore David Clément, président de la section 5454 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

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Pour une raison toujours inconnue, un homme de 24 ans a fait irruption lundi soir dans les bureaux de la SQDC du chemin Queen-Mary, à Montréal, et s’en est violemment pris à deux employés, au point de faire perdre connaissance à l’un deux. 

Il a finalement été maîtrisé de peine et de misère par les policiers, non sans avoir d’abord infligé une commotion cérébrale à un patrouilleur.

Poivre de Cayenne et bâtons 

Selon nos informations, il a fallu plusieurs policiers pour maîtriser le suspect, un homme de très forte stature, tant il était agressif. Même l’usage de poivre de Cayenne et de bâtons télescopiques n’a pas été suffisant. 

Selon le Bureau des enquêtes indépendantes, qui doit faire la lumière sur l’intervention policière puisque le suspect a été lui aussi gravement blessé, celui-ci présentait « des signes d’intoxication ». On ne craint plus pour sa vie.

Les deux syndicats qui représentent les travailleurs de la SQDC demandent une augmentation des mesures de sécurité alors que les deux agents présents ne sont pas intervenus pour maîtriser l’individu. L’un d’eux était d’ailleurs en pause lors de l’événement.

« Ça aurait pu se terminer de manière encore plus malheureuse que ça. On demande qu’il y ait deux agents actifs en tout temps. Ça aurait pu aider », souligne M. Clément, dont le syndicat chapeaute deux douzaines de succursales de la SQDC. 

Ses impressions sont partagées par la CSN, qui représente 15 autres boutiques. Les deux centrales syndicales proposent notamment l’ajout d’un « bouton-panique ».

« Il y a des améliorations à faire, les gens sont inquiets. Est-ce qu’on doit revoir le mandat des agents, qui ne peuvent intervenir physiquement dans de telles circonstances ? Mieux encadrer l’entrée de la clientèle ? » se demande Stéphanie Martel Gill, présidente du Syndicat des employé-es de la SQDC-CSN.

Du côté de la société d’État, on indique qu’un « post mortem de cet événement sera fait et des actions correctives seront déployées si nécessaire », mais que l’intervention de l’agent de sécurité était « adéquate », s’assurant qu’aucun client n’était présent, et qu’il a contacté les policiers.