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Découverte québécoise pour conserver les patates plus longtemps

Les résidus de l’épinette noire constituent une solution naturelle pour enrayer la germination et la pourriture des pommes de terre, selon une étude de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

L’entreposage de la pomme de terre provoque une germination hâtive du tubercule à l’origine de 10 % de pertes dans les récoltes pour les producteurs.

Une chercheuse de l’UQTR a abouti dans ses travaux à concevoir un moyen pour bien conserver ses patates dans le garde-manger et pour ainsi éviter la pourriture du tubercule.

Les travaux ont été orientés sur trois espèces d’arbres, le bouleau jaune, le sapin baumier et l’épinette noire. Des extraits de résidus forestiers séchés et broyés ont été prélevés, permettant d’obtenir des molécules antimicrobiennes.

«Avec trois espèces d’arbres et plusieurs techniques d’extraction différentes, nous avions presque une cinquantaine d’échantillons différents à tester sur les pommes de terre», a indiqué Michelle Boivin, étudiante à la maîtrise en biologie cellulaire et moléculaire, par communiqué.

Pour évaluer l’efficacité des extraits, la chercheuse a divisé ses tests en deux volets: antigerminatif et antimicrobien (contre la pourriture). Les extraits de résidus ont été vaporisés sur les pommes de terre et le résultat ne s’est fait pas attendre.

Des extraits dérivés de l’épinette noire et du sapin baumier ont démontré une meilleure efficacité contre la pourriture sèche et molle. Ils ont été testés en entrepôt sur des pommes de terre récoltées l’automne dernier.

«Nous recherchions une efficacité antigerminative de 100 %, pour répondre aux standards de l’industrie et obtenir un succès équivalent à celui du chlorprophame. Nous avons réussi à obtenir le résultat souhaité grâce à un extrait à base d’épinette noire», a expliqué Mme Boivin.

«Bien que nos produits soient de source naturelle, nous devons également en vérifier l’innocuité et nous assurer qu’ils sont sûrs pour la santé et l’environnement», a ajouté la chercheuse, précisant que leur commercialisation devra attendre encore quelques années en recherche et développement.