/news/coronavirus

Les habitudes de vie transformées par la pandémie

La pandémie de COVID-19 met la santé mentale des Québécois à rude épreuve depuis maintenant près d’un an. L’une des conséquences les plus visibles de cette situation est sans contredit les habitudes des gens qui ont changé, et pas toujours pour le mieux.

Un sondage réalisé en décembre par l'Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) auprès de 3300 Québécois montre que les habitudes se sont détériorées pour une personne sur deux.

«50% d'entre eux rapportent avoir vu une détérioration de leurs habitudes. C'est d'autant plus notable chez les jeunes adultes», explique Gabrielle Durette, conseillère scientifique à l’INSPQ.

Principalement, c’est le sommeil des individus qui semble avoir écopé. Quarante pour cent des répondants jugent que la qualité de leur sommeil a diminué.

C'est d'autant plus vrai chez les jeunes adultes. Près de la moitié (45%) des 18 à 24 ans font ce constat. La proportion s’élève à 44% chez les 25 à 44 ans et à 42% chez les 45 à 59 ans.

«La qualité du sommeil influence aussi la santé mentale. Donc si on essaie d’adopter des façons pour optimiser la qualité de son sommeil durant le temps de la pandémie, ça va nous aider à pouvoir nous adapter aussi aux effets négatifs de la pandémie», précise Julie Carrier, chercheure au Centre d’études avancées en médecine du sommeil.

Le principal responsable : le temps consacré aux écrans qui est en hausse de 56%, notamment à cause du télétravail.

Conséquemment, un répondant sur quatre affirme que sa consommation de malbouffe a augmenté. Et un peu plus du tiers se soucient de leur poids.

Malgré tout, 17% des répondants disent consommer moins de légumes. À l’inverse, la proportion est similaire pour ceux qui affirment en manger plus.

«Nous, on a de la difficulté à voir comment les gens consomment plus de fruits et légumes à la maison parce que les ventes au détail ne reflètent pas cette réalité-là», indique Sylvain Charlebois, professeur en Sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie.

Enfin, la moitié moins des Québécois, surtout les jeunes adultes, affirment faire moins d'exercice physique.