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Nouvel animateur de «J.E»: «J’ai été flatté qu’on me propose ça» - Félix Séguin

Félix Séguin n’avait jamais pensé devenir animateur un jour, mais le journaliste au Bureau d’enquête de Québecor peut maintenant ajouter cet emploi à son bagage d’expérience. Il est à la barre de la 28e saison de l’émission «J.E.», un nouveau défi qu’il n’a pas hésité une seconde à accepter.

«Ce n’était pas dans mon plan de carrière d’animer, mais j’ai été flatté qu’on me propose ça, raconte d’entrée de jeu Félix Séguin. J’ai une vie assez palpitante avec tout ce que je fais pour Québecor. Je travaille pour son Bureau d’enquête. Je fais des enquêtes qui se retrouvent dans Le Journal de Montréal, aux nouvelles à la télé, à “J.E”. et aussi à Club illico, parce que je fais également des documentaires. Je n’ai jamais vraiment pensé à l’animation.»

Or, à la suite du départ de Marie-Christine Bergeron, qui a annoncé le 4 décembre, au lendemain de la diffusion de la dernière émission de l’année, qu’elle quittait «J.E.», le journaliste, qui fait partie de l’équipe de reporters depuis quelques saisons déjà, s’est vu offrir, pour la première fois en près de 30 ans de journalisme d’enquête, de prendre le relais à l’animation.

«Je l’ai su quelques jours après le départ de Marie-Christine. Mon patron m’a appelé pour me dire: “Je sais que tu n’as jamais pensé à ça, mais veux-tu animer “J.E.” à l’hiver?” Je lui ai répondu: “OK!” C’est une émission qui a accueilli de grands journalistes, qui a traité de grands sujets d’enquêtes et qui a prouvé son utilité. Je me suis dit: “Qui dirait non à cette proposition-là? Pas grand monde!”» relate celui qui poursuit également son travail au Bureau d’enquête.

Une nouvelle bien accueillie par sa familleCe nouveau mandat a été très bien accueilli par sa conjointe et leurs deux jeunes filles, qui sont à l’école primaire. «Ma blonde travaille aussi en télé. Le parrain de ma plus jeune, c’est mon ami Paul Larocque, et sa marraine, c’est Julie Marcoux. Pour mes filles, la télé, c’est un peu comme un autre métier. Elles sont habituées à voir leur père à la télévision. Je pense qu’elles n’ont même pas compris c’était quoi l’ampleur du changement, parce que, pour elles, c’est tellement normal!»

Parmi les sujets de cette saison de «J.E.», il sera question des guerres aux proportions importantes dans certains villages du Québec, on fera le suivi de grandes enquêtes qui ont déjà été faites et, si la pandémie le permet, il y aura des reportages à l’étranger.

Des échos positifs

L’automne dernier, Félix Séguin a lancé le livre «La source» et le documentaire «Scoppa et moi», qui portent sur sa relation avec le mafieux Andrew Scoppa. 

«Le livre se vend extrêmement bien. J’en suis très heureux, parce que c’est une histoire qu’on tenait à raconter. On savait qu’elle allait beaucoup attirer l’attention et on espérait que le public ait une fascination aussi grande que nous pour cette histoire-là.»

À l’heure actuelle, le journaliste travaille sur d’autres documentaires rattachés au milieu criminel, mais il ne peut divulguer aucun détail pour le moment. «Je suis aussi producteur au contenu pour certains projets. Ça m’a toujours attiré de voir comment la production télévisuelle au Québec fonctionne et d’avoir un rôle qui est beaucoup plus dans l’idéation que devant les caméras.»Alerte, même en ski!Que fait un journaliste et animateur d’une émission d’enquêtes pour se détendre?

 «Je fais de la course à pied. Je suis un lève-tôt, alors chaque matin, vers 6 h, je cours entre 5 et 10 km pour me garder la tête aérée. Je fais aussi beaucoup de ski. Je me garde toujours des périodes libres pour en faire, mais j’ai invariablement mon cellulaire dans ma poche, alors ça m’arrive souvent de prendre des appels dans les remontées mécaniques! Je prends du temps pour moi, mais avec mon cell! (rires)»

Comme quoi il est toujours alerte!

Félix Séguin anime la 28e saison de «J.E.», à voir les jeudis à 21 h, à TVA.