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Québec interpellé au sujet de Saint-Élie-de-Caxton

Au lendemain de la diffusion de l’émission «J.E» sur le déclin de Saint-Élie-de-Caxton et les allégations de climat toxique à l'hôtel de ville, le gouvernement est interpellé.

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Dans ce petit village de la Mauricie, de nombreux citoyens déclarent avoir perdu confiance en l’administration municipale. Certains estiment avoir été abandonnés.

Dans le cadre de l’enquête, le conteur Fred Pellerin, qui a mis Saint-Élie-de-Caxton sur la carte, a dressé un portrait sombre de l’ambiance qui y règne: «On n’a pu d’outil. Il n’y a rien à faire. On baigne dans cette eau noire là. On appelle à l’aide et personne ne vient nous aider.»

La ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, a soutenu en août dernier avoir pris toutes les actions nécessaires pour résoudre le problème. Au terme de son enquête, elle disait qu’il y avait eu des problèmes de perception.

«S’il y a des conseillers qui se sentent maltraités, il y a le ministère du Travail» qui est là pour les entendre, a expliqué la ministre en entrevue à LCN, vendredi.

L'opposition n'en démord pas: la CAQ doit intervenir d'urgence à Saint-Élie-de-Caxton. «Une intervention doit être faite rapidement, la tutelle doit être considérée», a affirmé la députée Marie-Claude Nichols, porte-parole en matière d’affaires municipales pour l’opposition officielle.

Dans un communiqué de presse diffusé vendredi en réponse au reportage de «J.E», la Commission municipale du Québec (CMQ) a réitéré qu’une enquête administrative avait été lancée en janvier 2019, enquête qui avait pour but de «vérifier si les règles du code d'éthique et de déontologie des élus de la municipalité étaient respectées». Cette enquête avait blanchi l’administration du maire Robert Gauthier.

Puis, à l’été 2020, un nouveau survol du dossier par la CMQ, en collaboration avec la ministre Laforest, n’avait une nouvelle fois détecté aucun manquement au code d’éthique et de déontologie chez les élus municipaux de Saint-Élie-de-Caxton.

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