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COVID-19: c’est «de pire en pire» à 23 ans

Véronique Cantin avant d’attraper la COVID.

Photo courtoisie

Véronique Cantin avant d’attraper la COVID.

À 23 ans, une résidente de Québec qui s’était portée volontaire pour aller travailler dans une zone chaude et qui était en parfaite santé avant d’attraper la COVID-19 vit maintenant des moments angoissants tant elle a «mal dans les poumons».

Véronique Cantin travaillait comme aide de service au centre de convalescence du CIUSSS pour les patients de la COVID-19 qui est situé dans l’Hôtel Le Concorde, sur la Grande Allée, quand un test de dépistage a confirmé qu’elle avait la COVID-19, le 16 janvier dernier.

La jeune femme pense avoir été contaminée au travail étant donné qu’elle «suivait toutes les recommandations» dans sa vie personnelle.

Elle a ensuite vécu toute la gamme des symptômes: perte d’odorat, fatigue extrême, toux, courbatures, mal de gorge, difficulté à avaler, nausées, vomissements... dont plusieurs sont encore présents, à divers degrés.

De pire en pire 

Mais de son appartement où elle est toujours confinée, ce qui l’inquiète le plus ce sont les symptômes respiratoires qui persistent encore aujourd’hui.

La jeune femme de 23 ans sérieusement atteinte par la maladie.

Photo courtoisie

La jeune femme de 23 ans sérieusement atteinte par la maladie.

«En ce moment, j’ai vraiment mal dans les poumons. Mon chum est obligé de me faire à manger. Je ne suis pas capable de fonctionner au quotidien chez nous, parce que je suis trop essoufflée. Juste de parler longtemps, ça se met à chauffer dans mes poumons et j’ai vraiment mal. Il faut vraiment que je sois complètement au repos», décrit Véronique.

Jusqu’à présent, sauf pour divers examens médicaux, son état n’a pas requis d’hospitalisation, mais «c’est stressant», partage la jeune femme, parce que c’est «de pire en pire».

Parfois, elle se surprend à se demander si elle doit communiquer avec le 811, ou éventuellement le 911 si son état s’aggrave.

Des prises de sang ont suggéré une embolie pulmonaire (caillot dans la région des poumons), mais un TACO subséquent n’a rien révélé d’anormal. Le mystère persiste donc, ce qui ajoute une couche d’inquiétude.

«J’ai vu des personnes âgées au Concorde qui sont moins malades que moi en ce moment», laisse tomber la jeune femme.

Tous susceptibles 

Au centre de convalescence, elle a aussi vu d’autres aînés avoir moins de chance et être conduits à leur dernier repos, ce qui l’a marquée à jamais, raconte-t-elle.

Pour ces raisons, elle ajoute sa voix aux témoignages qui tentent de sensibiliser les jeunes adultes aux risques que la COVID-19 pose, pour eux et pour les autres. 

Alors que la situation épidémiologique s’améliore dans plusieurs régions, elle espère aussi que les gens ne baisseront pas leur garde.

«Ce n’est pas parce que tu as 20 ans, 15 ans ou même 30 ans que tu ne vas pas nécessairement tomber malade», dit la jeune femme pour conclure.