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Le marché immobilier prend du galon au Saguenay-Lac-Sant-Jean

Pour la première fois depuis longtemps, le marché immobilier est à l'avantage des vendeurs au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«On n'a pas vu depuis très longtemps!», a observé Hélène Lavoie, courtière pour Via Capitale.

Audrey Roy et son conjoint, par exemple, ont décidé de vendre leur maison de Chicoutimi il y a une dizaine de jours. Avant même de contacter un courtier, elle a affiché des photos sur sa page Facebook pour sonder l'intérêt de la communauté.

«Je voulais seulement voir quel genre de commentaires on récolterait, a expliqué Mme Roy. En l'espace de deux jours, on a finalement organisé deux visites nous-mêmes!»

Le deuxième visiteur a déposé une offre d'achat.

«L'offre était intéressante et on a accepté! On a bénéficié des conseils de deux courtières qui travaillent dans le domaine.»

Hélène Lavoie a installé une pancarte devant une résidence d'une cinquantaine d'années sur la rue Chopin à Chicoutimi mercredi midi de la semaine dernière. Le processus s'est accéléré à la vitesse grand V en un peu plus de 24 heures.

«On a eu 10 visites jeudi, 3 autres visites vendredi matin, donc 13 visites en une journée et demie, a-t-elle raconté. Trois promesses d'achat ont été soumises, dont une qui a été acceptée!»

L'année 2020 a été profitable pour le marché immobilier dans le secteur résidentiel : il y a eu une hausse des ventes de 14% des ventes malgré une diminution de 28 pour cent des inscriptions. La tendance s'est accentuée dans les derniers mois, alors que les ventes ont grimpé de 33%, malgré une diminution de 40% des inscriptions.

Le phénomène est observable autant au Saguenay qu'au Lac-Saint-Jean, où des maisons sur le marché depuis 2 ans ont finalement trouvé preneur.

«Avec des taux d'intérêt de 1,75% fixe sur 5 ans, c'est clair que ça peut encourager les acheteurs, a indiqué Hélène Lavoie. Les taux ne devraient pas augmenter en 2021.»

L'autre élément qui frappe les courtiers rencontrés par TVA Nouvelles, c'est le nombre d'acheteurs dans la jeune vingtaine.

«J'ai même rencontré une acheteuse de 19 ans, a relaté Lisa-Marie Tremblay, elle aussi courtière chez Via Capitale. Les jeunes profitent des taux d'intérêt pour acheter une maison plutôt que de vivre en appartement.»

Audrey Roy et son conjoint ont déjà déniché leur future demeure. «Si tout va bien, on aura vendu, acheté et déménagé en deux mois!»