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Restrictions sanitaires: «un peu trop tôt pour des relâchements importants»

Après la flambée de cas de COVID-19 que le Québec a connu au début du mois de janvier, entraînant une hausse des hospitalisations et un délestage massif des ressources dans les hôpitaux, la situation s’améliore. 

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Toutefois, il serait trop tôt pour relâcher les mesures de restrictions sanitaires, juge en entrevue au Québec Matin la Dre Cécile Tremblay, microbiologiste et infectiologue au CHUM.

«Les chiffres vont dans la bonne direction, mais ils semblent avoir atteint un plateau au cours des derniers jours», observe l’experte.

«Ce plateau-là correspond à la situation qu’on avait avant les Fêtes, donc avant qu’on établisse ces mesures de restriction là, parce qu’on avait justement peur d’engorger le système de santé et c’est ce qui est arrivé au début janvier». 

Au cours de la dernière semaine, soit du 24 au 30 janvier, une moyenne de 1278 cas par jour a été enregistrée dans la province, alors que les hospitalisations ont chuté de façon très importante, avec 197 lits qui ont été libérés. 

«À mon avis c’est peut-être un peu prématuré de tout de suite penser à faire des relâchements importants, parce qu’on va se retrouver avec plus de cas, c’est normal, mais notre marge de manœuvre n’est pas très élevée», insiste-t-elle.  

C’est au début de janvier que les nouvelles infections étaient les plus nombreuses en 2021 jusqu’à présent, notamment avec 3127 nouvelles infections le 8 janvier dernier.

«Si on se remet à avoir des cas comme au début janvier ou pendant la période des Fêtes, on sait que ça fait une grosse pression sur le système de santé. J’aimerais mieux voir une baisse de cas substantielle, en dessous de ce qu’on était avant les Fêtes [sous les mille cas]. »

Par ailleurs, même si certains croient que le printemps pourrait aider à réduire la transmission du virus, Dre Tremblay rappelle que la première vague de COVID est survenue au printemps, après la semaine de relâche. 

«On voit que c’est un virus qui des tendances saisonnières. Il a frappé très très fort en décembre-janvier, au moment où on est normalement frappé par les virus respiratoires d’hiver. Par contre, il ne faut pas oublier que la première vague est arrivée au printemps, mars-avril. Le virus ne s’est pas gêné.»

Voyez son entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus.