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Saint-Élie-de-Caxton: les citoyens réclament une enquête indépendante

Les citoyens de Saint-Élie-de-Caxton réclament désormais une enquête indépendante pour faire la lumière sur le climat toxique à l’hôtel de ville qu'ils dénoncent depuis des mois.

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«Après 14 mois de demandes d'aide, il faut qu'il se passe quelque chose! Il y a des gens qui ont souffert, il y a une crédibilité à réparer et comme les personnes impliquées n'ont jamais été entendues par la Commission municipale du Québec, bien on réclame une enquête indépendante», a expliqué Nicole Garceau, l’instigatrice d’une pétition qui a récoltée plus de 1000 signatures et qui a été déposée à l'Assemblée nationale le 14 novembre 2019.

«Je pense qu'une enquête indépendante permettrait d'avoir une meilleure vision de la situation. En ce moment tout converge vers le maire Robert Gauthier. Puis, oui il a une grande part de responsabilité, mais il n'est pas le seul à être impliqué là-dedans. D'autres personnes ont participé à cette démobilisation citoyenne», a déclaré l'ex bénévole responsable du Marché public, Guy Belletête.

Coup de grâce

La solution envisagée par la ministre Andrée Laforest, soit que les personnes lésées puissent s'adresser individuellement à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et sécurité du travail (CNESST), ne passe pas auprès des habitants de Saint-Élie.

«On sait très bien que ça veut dire des mois d'enquêtes, ça prend beaucoup de sous, aussi, puisqu'entre temps, tu n'as pas de revenu, qui peut se permettre ça comme simple citoyen? La lumière doit être faite rapidement. Notre capital humain c'est ce que nous avons toujours eu de plus précieux à Saint-Élie-de-Caxton», a lancé Mme Garceau.

D'autres témoignages

À la suite du reportage JE de jeudi dernier, les langues continuent de se délier par solidarité avec ceux et celles qui ont brisé le silence.

«Les élus disent qu'ils marchent sur des œufs, qu'ils sont toujours surveillés et coincés», a avoué l'ex coordonnatrice de la Bibliothèque municipale, Marie-Thérèse Beaudoin.

C'est ce climat qui a entraîné la démission de cette dernière. Aujourd'hui elle agit à titre de bénévole et elle dit avoir été témoin, à multiples reprises, d'employés municipaux qui éclataient en sanglots dans leur bureau.

«Peu importe leur titre, des gens qui pleurent au travail, qui se retrouvent obligés d'aller en congé maladie pendant des mois, ce n'est pas normal!»

Le député de Maskinongé, Simon Allaire, a décliné notre demande d'entrevue. Nous attendons toujours un retour du cabinet de la ministre Andrée Laforest et nos multiples tentatives, nous n'avons pu parler au maire de Saint-Élie-de-Caxton, Robert Gauthier.

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