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La semaine de relâche maintenue au Québec

La semaine de relâche prévue au début mars aura bel et bien lieu cette année, a confirmé le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, en point de presse mardi après-midi.

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«On respecte la convention collective, on respecte le calendrier scolaire. Je pense qu'il y a des gens qui s'inquiétaient de ça, donc je suis content [de l']annoncer un mois d'avance, ce qui est quand même beaucoup en temps de pandémie», a indiqué le ministre Roberge.

À la mi-janvier, le «Journal de Québec» rapportait que des experts et des acteurs du milieu de l’éducation s’opposaient à l’annulation du congé scolaire de mars. Celui-ci a pourtant été désigné à de nombreuses reprises comme l’une des causes de la première vague de COVID-19 en raison des voyages à l’étranger.

Aussi, le programme de tutorat sera déployé très prochainement. «J'en ai eu l'assurance ce matin que ça allait commencer assez rapidement. Je parlais à des directions générales de Centres de services [scolaires] ce matin, et on me disait que dans certains cas ça va commencer cette semaine», s'est-il réjoui.

Se permettant une analogie avec les succès du Canadien de Montréal, le ministre a tenu à saluer le travail des enseignants. «Ils sont comme au centre du premier trio de l'éducation. (...) Il y a les enseignants, les parents et les élèves. Ce qui amène les jeunes à réussir, c'est beaucoup ce trio-là», dit-il. C'est sans compter le travail des employés de soutien, les professionnels et la direction d'école, entre autres.

Jean-François Roberge a réitéré que le gouvernement était déterminé à améliorer les conditions d'apprentissage des élèves.

Le ministre a par ailleurs indiqué attendre les résultats des premiers bulletins prochainement pour quantifier le risque d'échec chez les élèves. Normalement, ce sont les résultats des examens ministériels qui servent à titre d'indicatif. Mais ceux-ci ont été annulés en raison de la pandémie.

M. Roberge attend ces résultats avant de préciser quelle pondération aura le dernier bulletin.

Au sujet des cinq jours de grève votés par les enseignants, le ministre de l'Éducation s'est dit confiant d'en venir à une entente sur une nouvelle convention collective afin d'éviter que les grèves aient lieu.

«Certains trouvent que c’est long, je suis d’accord, je trouve que c’est long aussi. J’ai eu une conversation avec la présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel, il n’y a pas très longtemps et cette conversation m’a donné confiance que ça allait bouger rapidement et qu’on allait en venir à une attente rapidement», a-t-il affirmé.

Rappelons que les membres de la CSQ qui oeuvrent en éducation ont voté à 73% en faveur d'une grève.

- Avec Vincent Larin | Agence QMI

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