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La réouverture des gyms en zone orange accueillie froidement

Les propriétaires de salles d’entrainement ont accueilli avec réserve l’annonce des assouplissements en zone orange puisqu’ils auraient aimé que certaines activités soient également autorisées dans l’ensemble du territoire québécois.

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Le premier ministre François Legault a annoncé mardi la réouverture des centres de conditionnement physique en zone orange dès le 8 février tout en maintenant fermé ceux situés en zone rouge. Les cours en groupe demeurent interdits dans la province.

«On accueille cette nouvelle avec joie et on voit la lumière au bout du tunnel. C’est très encourageant. J’aurais aimé voir plus grand, notamment qu’ils réintroduisent les kinésiologues dans les gyms même en zone rouge, mais c’est un bon départ», a réagi la vice-présidente du réseau Énergie Cardio, Éveline Canape, qui verra deux de ses 27 succursales rouvrir à la suite de ces assouplissements, à Chicoutimi et à Jonquière.

Elle s’explique mal pourquoi le gouvernement n’a pas donné le feu vert aux cours privés individuels offerts par un kinésiologue dans le respect des mesures sanitaires, tel qu’on le voit notamment en physiothérapie.

«On ne comprend toujours pas pourquoi le professionnel de la santé ne peut pas pratiquer dans les gyms. On n’a toujours pas de réponse et ça demeure quelque chose d’incompréhensible à nos yeux», a-t-elle plaidé.

Décision mal accueillie 

Pour Gabriel Hardy, qui agit comme porte-parole provincial du Conseil canadien de l’industrie du conditionnement physique (CCIP) qui représente plus du tiers des 667 établissements disposant d’un permis de studio de santé au Québec, des points d’interrogation subsistent malgré les nouvelles positives pour les résidents en zone orange.

«Je suis très heureux pour les gens en zone orange qui pourront recommencer leurs activités et embarquer dans la bataille de la santé pour vaincre la COVID et améliorer la santé de la population.

«Cela dit, je suis étonné que le premier ministre dise être pour la réouverture du sport, mais que la Santé publique ne veut pas, sachant que les études et la science démontrent les bienfaits du sport pour amoindrir les impacts sur notre système de santé», s’est désolé le propriétaire du gym Le Chalet, à Québec.

Selon lui, le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, fait fausse route en consacrant son temps à prioriser la réouverture des commerces et des salons d’esthétique plutôt que d’autoriser les activités sportives.

«Il y a un médecin qui conseille le gouvernement qui fait passer les centres d’achats avant les centres d’entrainement et le sport [...] C’est un drôle de message je trouve, comme quoi votre esthétisme et votre look extérieur sont plus importants que votre santé physique et mentale», a pointé M. Hardy.

Sentiment semblable à Tennis Québec 

Puisque les sports collectifs demeurent interdits à l’intérieur, le tennis pourra reprendre du service, mais pour Tennis Québec, le déconfinement annoncé n’avait rien de réjouissant.

«En réalité, ce ne sont que deux centres intérieurs qui pourront rouvrir, soit à Rimouski et à Saguenay. On aurait aimé que le tennis soit autorisé en zone rouge comme avant les Fêtes. Il n’y a pas eu d’éclosions. Nos centres ont respecté les consignes à le lettre et l’espace est suffisant. Je ne peux pas croire que le tennis soit plus dangereux que le centre d’achats ou les [magasins] à grande surface», s’est insurgé le directeur général de la fédération, Jean-François Manibal.