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Le maire de Saint-Élie-de-Caxton brise le silence sur le climat toxique

Le maire de Saint-Élie-de-Caxton, Robert Gauthier, a brisé mardi matin le silence à la suite du reportage de J.E., en indiquant que le climat toxique était là avant son arrivée en 2017 et qu’il se dégage de toute responsabilité.

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L’élu a d’ailleurs indiqué qu’un rapport avait été commandé par le Conseil municipal de l’époque à une firme spécialisée. Trois employés et deux élus en poste en 2015-2016 avaient alors été pointés du doigt, selon Robert Gauthier.

«Le climat de travail était à ce point toxique en 2015-2016 que le Conseil municipal de l’époque avait mandaté une firme spécialisée en ressources humaines pour faire une étude de la situation. Après avoir rencontré individuellement tout le personnel de la Municipalité, le spécialiste concluait que le climat toxique était causé par trois employé(e)s et deux élus, dont les comportements étaient inappropriés et ne respectaient pas les codes d’éthique et de déontologie», a-t-il expliqué mardi par voie de communiqué.

Le maire nie également les faits reprochés concernant les allégations de harcèlement soulevées dans le reportage. Il mentionne notamment que la CNESST n’a retenu qu’une plainte à ce sujet et qu’une compensation a été versée à la victime.

Robert Gauthier défend le type de gestion qui règne au bureau municipal depuis son élection en évoquant la justice et la rigueur.

«Dans la très grande majorité des cas, ce ne sont pas les compétences ou l’ancienneté qui étaient en cause, mais plutôt des problèmes liés aux comportements, aux attitudes et au non-respect des codes d’éthique», a-t-il ajouté.

Il explique aussi que la chute libre du tourisme en raison de la pandémie aurait écourté la saison en plus d’imposer davantage de restrictions au déroulement des activités.

Des conseillers se rangent derrière lui

L’élu a reçu mardi le soutien de quatre des six conseillers municipaux.

Dans une lettre publique, cosignée par Lucie Hamelin, Christina Belland, Francine Buisson et Claudette Caron, les membres du conseil soutiennent que les dossiers avancent plus vite depuis l’élection du nouveau conseil.

En entrevue avec TVA Nouvelles, la conseillère Lucie Hamelin en a rajouté.

«Nous le supportons à 100 %. D’ailleurs la majorité de nos décisions au conseil se font à l’unanimité et on ne sent pas de climat toxique ici. Ça serait bien que les opposants nous aident au lieu de tenter de nous détruire.»