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L’ouverture en zone orange ranime les restaurateurs

GEN-Sarah Goosens gérante du resto La Fabrique à Montréal

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Les restaurateurs voient une toute petite lumière poindre au bout du long tunnel de la pandémie avec la réouverture des salles à manger dans six régions en zones orange à partir de lundi.

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​«Je suis soulagée, parce que [le gouvernement] donne un peu d’oxygène. Il faut bien commencer quelque part», estime Helena Loureiro, propriétaire du Helena dans le Vieux-Montréal, en zone rouge. 

Même si son restaurant ne rouvrira pas sa salle à manger de sitôt, elle se réjouit que ceux en zone orange puissent de nouveau accueillir jusqu’à deux adultes et leurs enfants mineurs par table.

«Il faut y aller lentement pour se donner une chance dans les hôpitaux», s’est justifié le premier ministre François Legault en faisant l’annonce de plusieurs assouplissements mardi en conférence de presse. 

Quelques restrictions s’ajoutent cependant: les convives devront fournir une preuve de résidence correspondant à la région du restaurant pour limiter les déplacements entre les zones. 

Une réservation sera aussi obligatoire, sauf pour les établissements de restauration rapide, et les restaurateurs devront tenir un registre de la clientèle.

Juste à temps 

Pour Jean-Pierre Pouliot, à la tête du Bergerac de Jonquière, l’annonce tombe à point nommé. 

«Je suis convaincu que les clients seront au rendez-vous», prédit celui qui compte déjà plusieurs réservations pour la soirée de la Saint-Valentin. 

Le Cargo, à Matane, avait aussi fait les préparatifs en vue d’une réouverture probable le 8 février, alors qu’il était fermé depuis le 17 décembre.  

«On se considère vraiment comme privilégiés dans toute cette crise... et on compatit avec nos collègues des grands centres», confie Nathalie Blouin, du groupe Riotel, propriétaire du restaurant. 

Plus que du take-out 

Quant aux établissements en zone rouge, ils prennent leur mal en patience, espérant reprendre leurs activités d’ici la relâche, le congé de Pâques, ou le retour du beau temps. 

«On préfère bien ouvrir du premier coup, et pas comme l’année passée où on a dû refermer après [trois] mois», souligne Sophie Goosens, gérante du bistrot La Fabrique, à Montréal. 

«On n’a pas été en restauration pour faire des boîtes», résume Mathieu Pettigrew, propriétaire des Continental, Conti Caffe et L’Improviste à Québec, qui a dû comme plusieurs se tourner vers les commandes à emporter.