/news/coronavirus

COVID-19: l’Outaouais reste en rouge à cause d’Ottawa

Bridge across a river, Alexandra Bridge, Ottawa River, Ottawa, O

Photo Fotolia

La proximité avec la ville d’Ottawa se veut l’une des principales raisons expliquant pourquoi l’Outaouais est toujours en zone rouge, malgré une tendance soutenue à la baisse en ce qui a trait au nombre de cas, d’éclosions et d’hospitalisations en lien avec la COVID-19.

• À lire aussi: La réouverture des gyms en zone orange accueillie froidement

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

Selon les autorités de santé publique régionales, la situation de l’Outaouais est unique et ne peut être comparée à aucune autre région du Québec, notamment en raison des nombreux déplacements entre les deux grandes zones urbaines de Gatineau et d’Ottawa, ainsi que la présence de variants du virus dans la capitale fédérale.

«C’est clair que notre proximité [avec Ottawa] a un impact sur la transmission du virus dans notre communauté», a admis la présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), Josée Filion.

«Notre situation frontalière nous impose une vigilance additionnelle», a ajouté la directrice de la santé publique en Outaouais, la Dre Brigitte Pinard.

Pente descendante

Toutes les statistiques concernant la COVID-19 sont pourtant sur une pente descendante en Outaouais, et ce, depuis quelques semaines.

À preuve, une moyenne quotidienne de seulement 16 nouveaux cas a été enregistrée la semaine dernière. En date de mercredi, on ne comptait que 10 nouveaux cas, 14 éclosions actives et huit hospitalisations sur tout le territoire.

Trois régions plus rurales n’avaient d’ailleurs qu’une poignée de cas toujours actifs, soit les MRC de la Vallée-de-la-Gatineau (12), de Papineau (11) et du Pontiac (moins de cinq), ce qui n’est pas sans choquer les commerçants et élus de ces secteurs.

«Nous préférons agir avec une grande prudence pour ne pas perdre le contrôle. C’est une décision difficile, mais nous la considérons comme une bonne décision», a justifié Mme Filion.

«Il s’agit d’un effort collectif, car il faut stabiliser davantage la situation afin de protéger le réseau de santé régional», a renchéri la Dre Pinard.