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La situation demeure très fragile en santé

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Malgré le « petit déconfinement » annoncé mardi par le gouvernement, la prudence est toujours de mise pour la lutte à la COVID-19 puisque la situation demeure « très fragile », selon des experts. 

« C’est relativement encourageant, la population pourra respirer un peu plus, mais ce n’est vraiment pas le temps de relâcher, mais pas du tout. [...] On aurait pu y aller encore plus graduellement, on aurait pu attendre encore un peu plus », a affirmé Benoit Barbeau, expert en virologie et professeur au département des sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal. 

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Il s’inquiète surtout de la présence des nouveaux variants dans la province et de l’état de la campagne de vaccination, qu’il faudra « suivre de très près », prévient-il. 

Si les Québécois peuvent être encouragés par les données des derniers jours et la baisse de la transmission du coronavirus, la situation pourrait rapidement changer. 

« Le gouvernement comprend que les gens sont tannés et on donne un peu plus d’espace et de liberté, mais ça va faire en sorte que les cas vont augmenter », soutient l’épidémiologiste Nima Machouf, pas rassurée. 

Selon elle, il aurait fallu encore plus prioriser les assouplissements à l’extérieur.

« Le risque d’infection y est 19 fois plus faible. Si on veut donner du “lousse”, c’est là », s’exclame-t-elle.

Défi logistique important 

Permettre aux étudiants des cégeps et des universités d’assister à leurs cours en personne au moins une fois par semaine représente un « énorme défi logistique ».

« Ça risque d’être très compliqué, surtout d’assurer un environnement, sécuritaire. À court terme, ce sera difficile d’arriver avec une solution rapide pour accommoder les étudiants. C’est tout un casse-tête », estime Benoit Barbeau.

Malgré les mesures sanitaires qui vont être mises en place, la Dre Machouf ne croit pas que rouvrir ces établissements scolaires est une bonne idée. 

« Quand on se retrouve à plusieurs dans un espace, surtout fermé, et pour une période prolongée, c’est un risque important de transmission », explique l’épidémiologiste.