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Variant britannique : «Peut-on vraiment affirmer encore aujourd’hui que nous n’avons que huit cas?»

Vendredi dernier, l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) rapportait que huit cas du variant britannique avaient été détectés au Québec, notamment dans le temps des Fêtes.  

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Depuis, aucune information n’a été dévoilée autour du traçage de ces nouvelles souches qui ont provoqué des explosions de cas de COVID-19 dans d’autres pays. Combien de cas de variants circulent actuellement au Québec?

«Le dépistage des variants, c’est notre talon d’Achille actuellement», prévient la pharmacienne et spécialiste en santé de TVA Nouvelles, Diane Lamarre, lors de son intervention dans l’émission de Mario Dumont.

Diane Lamarre nous reporte en mars 2020, au moment où les cas de COVID-19 commençaient à apparaître au pays : en Colombie-Britannique, en Alberta, dans l’Ouest canadien. 

«On se pensait à l’abri de la COVID! On ne peut pas être à l’abri. Quand on a autant de cas collés, autant de cas de variants, c’est tout autour de nous!», observe-t-elle. 

La situation autour du variant britannique est particulièrement inquiétante : les spécialistes considèrent qu’il deviendra dominant en Ontario dans les prochaines semaines. 

«Peut-on vraiment affirmer encore aujourd’hui que nous n’avons que huit cas de variants britanniques au Québec? Je pense qu’on a un gros gros effort à faire très rapidement pour augmenter le dépistage. Il faut prendre les tests PCR qui sont faits, et faire un séquençage supplémentaire pour aller chercher les variants. On nous a dit qu’on arriverait à 10% mais à la fin 2021! Ça sera trop tard! C’est là qu’il faut vraiment investir énormément!», avertit Mme Lamarre. 

Elle juge que le mini-déconfinement annoncé hier par le gouvernement Legault doit être compensé par des mesures de traçage extrêmement serrées, beaucoup plus que ce que l’on constate actuellement.

De plus, les autorités devraient fournir des rapports sur ce qui est fait par rapport au traçage de ces variants : certaines souches menacent même l’efficacité du vaccin. 

Elle ajoute que les tests rapides devraient être utilisés massivement parce qu’ils permettent de prévenir les éclosions avant qu’elles ne surviennent. 

Québec a toutefois refusé de mettre de l’avant les tests rapides, parce que les tests PCR font le travail, qu’il n’y a pas de débordement et qu’il est possible de les effectuer rapidement. 

***Voyez l’intervention de Diane Lamarre dans la vidéo ci-dessus.***

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