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À Vienne, un test négatif exigé pour tout coup de ciseaux

Centres de dépistage et pharmacies étaient sollicités lundi par des Viennois impatients de revenir chez le coiffeur, où il faut désormais présenter un test négatif au Covid-19 avant d'avoir droit à un coup de peigne.

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Les différents lieux mis à disposition par la ville étaient prisés en ce premier jour d'assouplissement du confinement décrété par le gouvernement autrichien au lendemain de Noël. 

Le taux d'occupation avoisine les 80%, et le célèbre château de Schönbrunn, reconverti depuis quelques jours en centre, a même augmenté pour l'occasion ses capacités d'accueil.

Des files d'attente se sont formées devant les pharmacies, qui proposent des tests gratuits.

Martine avait, elle, pris les devants et a obtenu le précieux sésame ce week-end. À 09H00 tapantes, elle s'est présentée, munie du document requis, à l'ouverture d'un petit salon du centre de la capitale.

«Je suis très, très heureuse de pouvoir revenir», a-t-elle confié, ravie de «se faire dorloter». Sa dernière visite remontait à début décembre, une éternité pour cette Viennoise habituée à raviver sa coloration toutes les quatre semaines.

Pour Martine, qui fête lundi ses 49 ans, devoir se soumettre à un test «n'est pas un problème». Elle dit le faire régulièrement avant de rendre visite à ses parents, qui «font partie d'un groupe à risque».

Roger Hackstock, un autre client, juge lui aussi l'initiative «raisonnable pour éviter que les cas n'augmentent de nouveau».

Si la Slovénie voisine a décidé de faire de même, une telle mesure, qui s'applique aussi dans les salons d'esthétique et de massage, reste peu répandue en Europe.

La patronne Susanne Schreiber est pour sa part partagée, «soulagée» de reprendre le travail, mais «inquiète face à cet obstacle du test» qui pourrait en rebuter certains.

La profession a pointé dans la presse locale des difficultés dans les zones rurales, où il est moins facile de se faire dépister.

Les magasins et musées ont également rouvert leurs portes lundi, de même que les écoles, avec l'obligation pour les élèves de procéder à des tests fournis par les établissements.

L'Autriche affiche actuellement un peu plus d'un millier de nouvelles contaminations par jour, un chiffre qui peine à reculer malgré de longues semaines de restriction, et le gouvernement s'est dit prêt à instaurer un quatrième confinement en cas de dégradation de la situation sanitaire.

La situation dans la région montagneuse du Tyrol, où sévit le variant sud-africain, inquiète particulièrement les autorités qui ont appelé lundi à y éviter les voyages non essentiels.

Les contrôles y ont été renforcés la semaine dernière, dans l'espoir de dissuader les skieurs étrangers de venir profiter des pistes.

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