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Déconfinement partiel dès aujourd’hui

Si le changement de palier d’alerte de COVID-19 permettra à plusieurs commerçants de respirer un peu mieux en zone orange dès aujourd’hui, des inquiétudes persistent dans les restaurants et les gymnases en raison des restrictions.  

« Je suis bien contente que le confinement plus sévère des dernières semaines n’ait pas été prolongé, lance la directrice générale de la Chambre de commerce de Val-d’Or, Hélène Paradis. L’état de la pandémie ici justifie que les commerçants puissent rouvrir leurs portes. »

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En Abitibi-Témiscamingue, où seulement 15 nouveaux cas de COVID-19 ont été recensés la semaine dernière, l’assouplissement des mesures sanitaires permettra aux gens d’affaires de souffler un peu.

Comme six autres régions, elle passe en zone orange dès aujourd’hui. Le couvre-feu est aussitôt repoussé de 20 h à 21 h 30.

En plus de la plupart des commerces non essentiels qui rouvriront leurs portes, comme partout au Québec, les restaurants et les gymnases pourront aussi accueillir des clients, sous certaines conditions.

Un registre des clients devra être tenu, seuls deux adultes pourront s’asseoir à une même table, la réservation est obligatoire et la carte d’identité aussi. 

Mais « au moins, on est ouverts. [...] Enfin ! »,se réjouit la propriétaire du resto-pub L’Estaminet à Rivière-du-Loup, dans le Bas-Saint-Laurent, Mylen Ouellet.

Loin d’être idéal  

« On voit ça comme un projet pilote », résume le vice-président aux Affaires publiques et gouvernementales de l’Association Restauration Québec, François Meunier, qui juge que cette réouverture est « loin d’être idéale ».  

Perte d’employés, retard dans la livraison d’aliments à cause de la reprise rapide, impossibilité de faire du profit – ou très peu – avec les restrictions actuelles : les craintes sont nombreuses pour les restaurateurs.

« On ouvre à perte, c’est pas avec ça qu’on va survivre très longtemps », lâche le propriétaire du buffet Sam Sam, à Saguenay, Benjamin Lee, qui a choisi d’ouvrir du jeudi au dimanche pour diminuer les coûts.

Situation précaire   

« C’est vraiment agréable de repartir la machine. Les nouvelles inscriptions et les appels affluent ! » raconte le propriétaire du Complexe Fitness Santé, Christian St-Gelais à Jonquière, qui a failli cesser ses activités en janvier.

Malgré l’excitation de certains, le porte-parole du Conseil canadien de l’industrie du conditionnement physique, Gabriel Hardy, craint pour la survie des établissements en zone rouge.

« En juin dernier, un sondage indiquait que 75 % des gens disaient vouloir revenir quand les gyms allaient rouvrir. Aujourd’hui, c’est 35 %. La situation est très précaire », affirme-t-il.

Un happening au gym             

ARG-REOUVERTURE-ABITIBI

Photo Agence QMI, Émélie Rivard-Boudreau

Après avoir fait l’impasse sur le mois des résolutions, les centres d’entraînement sont prêts à redémarrer la machine, même si les cours de groupe ne sont pas encore permis.

« Pour beaucoup, notamment ceux qui vivent seuls et sont contraints de travailler à distance, le gym, c’est la seule activité sociale qui leur reste », soutient la propriétaire de Cyclotonus, à Val-d’Or, en Abitibi, Véronique Pelletier.

– Bruno Marcotte, Agence QMI

Permis de bar problématique             

ARG-REOUVERTURE-ABITIBI

Photo Agence QMI, Émélie Rivard-Boudreau

Des restaurateurs, comme Annie Gauthier, franchisée de la rôtisserie St-Hubert à Val-d’Or, ont dû faire une demande auprès de la Régie des alcools, des courses et des jeux pour troquer temporairement son permis de bar pour un de restaurant. 

« On a craint d’être incapable de rouvrir la section bar de la salle à manger puisque la réouverture n’est pas autorisée pour les établissements détenant un permis de bar », explique-t-elle. 

– Bruno Marcotte, Agence QMI

Plus de temps pour coiffer             

Les salons de coiffure en zone orange devront tenir un registre des clients et des employés, mais ils pourront aussi profiter d’un couvre-feu repoussé. 

« Sans ça, on risquait de manquer de temps pour faire certaines procédures en soirée, des mèches, par exemple », dit le propriétaire d’Euphoria, à Val-d’Or, Christian Poirier, soulagé de pouvoir rouvrir.

« Contrairement au premier confinement, le gouvernement nous a un peu moins aidés. On n’a pas reçu de prêts et il n’y a pas eu de suspension de paiements, donc on parle quand même d’un mois complet sans salaire. » 

– Bruno Marcotte, Agence QMI

Bon retour aux employés             

Plusieurs commerçants ont hâte de retrouver les clients... et aussi leurs employés.

« On a surtout hâte de ramener le personnel qu’on a dû mettre à pied temporairement, le mois dernier, relate la propriétaire du Balthazar Café, à Val-d’Or, Isabelle Boutin. C’est l’hiver, il fait froid, c’est un peu moins plaisant pour les gens d’être à la maison, et eux aussi ont hâte de revenir au boulot. »

– Bruno Marcotte, Agence QMI

Pénurie de bière             

réouverture saguenay

Photo Jérémy Bernier

Quelques restaurateurs ont décidé de reporter leur réouverture en raison des délais de livraison de produits. La bière en fût, outre celle des microbrasseries, serait une denrée rare au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« Il n’y a plus aucun fût nulle part des grosses compagnies [comme Labatt]. Je ne comprends pas pourquoi, [les salles à manger] n’étaient même pas ouvertes ! » s’exclame la propriétaire des 400 coups, dans l’arrondissement de Jonquière, Linda Girard. 

– Jérémy Bernier, Le Journal de Québec

Régions orange               

Saguenay–Lac-Saint-Jean 

Bas-Saint-Laurent  

Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine  

Abititbi-Témiscamingue 

Nord-du-Québec 

Côte-Nord  

Régions Rouges               

Montréal 

Laval 

Montérégie 

Lanaudière 

Mauricie et Centre-du-Québec  

Laurentides  

Outaouais 

Capitale-Nationale 

Chaudière-Appalaches 

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