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Des commerçants impatients d’accueillir les clients

Salon Les Barbares à Laval

Photo Ben Pelosse

Le « petit déconfinement » ne semble pas laisser en reste les commerces non essentiels situés en zone rouge, qui sont tous fébriles à l’idée de revoir leurs clients et de voir leurs revenus grimper.

« C’était très difficile pour nos commerçants parce qu’ils n’avaient pas vraiment de revenus. Tout le monde a perdu de l’argent », fait valoir le gérant du Marché aux puces Saint-Michel, à Montréal, Steve Mendel.

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Mais ce qui lui manque le plus, « ce sont les gens », confie celui qui occupe cet emploi depuis plus de 30 ans.

« J’aime rencontrer les clients, voir leur réaction quand ils trouvent une antiquité. On est très heureux de rouvrir ! »

L’assouplissement des mesures sanitaires en zone rouge a donc insufflé un peu d’espoir, et encore plus à ceux qui ne pouvaient compter sur le commerce électronique pour survivre.

Beaucoup de préparation  

« On est rentré dès la semaine dernière pour vider la boîte vocale [...], passer nos commandes de produits et pour faire un gros ménage. On a vraiment hâte », lance le fondateur des cinq salons de barbier Les Barbares, situés sur les rives nord et sud de Montréal, Mathieu Courtemanche.

« On doit refuser des clients tellement il y a de l’engouement. C’est complètement malade », s’enthousiasme l’entrepreneur.

Même si les ventes en ligne ont été bonnes pour certains, rien ne vaut une expérience en magasin, selon le copropriétaire des deux Boutique Courir à Montréal et à Longueuil, Daniel Beaupré.

« La réouverture pour nous, c’est salutaire, dit-il. On ne peut pas vendre des skis sans voir la personne, même s’il n’y a pas un magasin de sport qui peut se plaindre en ce moment. Il y a des coureurs et des skieurs de fond partout ! »

À la librairie Gallimard, à Montréal, Olivier Boisvert est aussi de cet avis. 

« On était presque devenu des manufacturiers dans un entrepôt », avoue le libraire, qui a hâte de retrouver le côté humain de son métier.

« Jeudi, j’ai appelé une quarantaine de personnes. Je leur disais qu’ils allaient pouvoir venir en librairie [aujourd’hui]. Ils étaient vraiment contents. Je dirais même, euphoriques ! » raconte M. Boisvert.