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Facebook lance un filet plus large sur la désinformation anti-vaccins

Facebook a annoncé lundi redoubler d'efforts en faveur de la vaccination contre le coronavirus, avec toujours plus d'informations sur les campagnes nationales et des mesures renforcées contre les fausses rumeurs répandues par les groupes anti-vaccins.

Le géant américain des réseaux sociaux veut en faire plus pour «retirer les fausses affirmations sur Facebook et Instagram sur la Covid-19, sur les vaccins contre la Covid-19 et les vaccins en général pendant la pandémie», a-t-il indiqué dans un communiqué.

Facebook a donc étendu sa liste des idées fausses qui ne seront pas tolérées, et sont déjà interdites dans les publicités.

Elle comprend notamment les messages affirmant que la Covid-19 a été fabriqué par des humains, que les vaccins ne sont pas efficaces, qu'il est moins dangereux d'attraper la maladie que de se faire vacciner ou encore que les vaccins sont toxiques ou causent l'autisme.

Les personnes qui partagent ce genre de désinformation pourront être bannies, a prévenu le groupe californien.

Les administrateurs de groupes ont été informés qu'ils devront approuver les messages de membres qui ont tendance à répandre de la désinformation, avant qu'ils ne soient partagés.

Et sur Instagram, les comptes d'utilisateurs cherchant à décourager leurs abonnés de se faire vacciner seront plus difficiles à trouver.

Les plateformes dominantes collaborent depuis des mois avec les grandes organisations de santé pour mettre en avant les informations «qui ont autorité» sur la crise sanitaire, notamment à travers son «centre d'informations sur le Covid-19».

«Plus de 2 milliards de personnes de 189 pays ont été connectées à des informations fiables» via cet onglet, fait valoir la société.

Mais les critiques de Facebook ne sont pas convaincus.

«Facebook a promis à plusieurs reprises de réprimer la désinformation liée au Covid et les anti-vaccins depuis un an», a tweeté une ONG luttant contre la «haine numérique», le Center for Countering Digital Hate.

«À chaque fois, ils échouent à remplir leurs objectifs».

Le réseau social doit bientôt publier les résultats d'une vaste étude sur la pandémie, qui a récolté 50 millions de réponses de personnes exprimant leur opinion ou racontant leur vécu sur des sujets comme les symptômes de la Covid-19, le port du masque ou l'accès aux soins.