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VIH: nouvelle avancée par des chercheurs de l’INRS

Une équipe de l’Institut national de recherche scientifique (INRS) dit avoir trouvé une nouvelle façon de combattre le VIH, essentiellement en «rééduquant» un certain type de cellules immunitaires.

Cette nouvelle «voie thérapeutique», comme le suggère le professeur Julien van Grevenynghe dans un communiqué diffusé lundi, pourrait permettre aux personnes atteintes du VIH de se passer de traitements agressifs ou même de médicaments.

Le système immunitaire des personnes atteintes du VIH et par la prise de médicaments est très affaibli parce que leur métabolisme, qui régule l’apport énergétique du système, est déficient.

Or, l’équipe du Dr van Grevenynghe et du doctorant Hamza Loucif a remarqué que certains patients, appelés les «contrôleurs élites», sont capables de coexister avec le VIH sans l’apport de médicaments, car ceux-ci détiennent un métabolisme énergétique qui reste efficace en raison de cellules immunitaires lymphocytes CD8.

Ce que suggère l’étude publiée par l’équipe de l’INRS dans le journal scientifique «Autophagy», c’est que l’efficacité de ces lymphocytes CD8 pouvait être remise sur pied chez les malades «grâce à une protéine soluble qui optimise leur apport énergétique et leur fonctionnement immunitaire».

En d’autres termes, il serait possible de «rééduquer» ces cellules, déjà présentes chez tout le monde, à l’aide une protéine spéciale, afin de redonner des armes au système immunitaire.

«Ces résultats ont un intérêt thérapeutique sans équivoque, car la protéine existe déjà!, a déclaré le professeur van Grevenynghe. De plus, le simple fait que des gens soient contrôleurs élites est une preuve en soi que nous serons un jour capables de survivre à l'infection en l'absence de traitement agressif.»

«On pourrait éventuellement penser à une interruption des traitements. Avec une meilleure efficacité énergétique, les cellules pourraient aussi mieux répondre à la vaccination et au traitement», a-t-il ajouté.

Cette voie thérapeutique pourrait éventuellement servir à combattre d’autres maladies associées à l’inflammation persistante, comme le cancer, le diabète et même la COVID-19, estiment les chercheurs.