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Ottawa planifie une quarantaine de trois jours très confortable

STOCKQMI-AEROPORT

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Un petit pas vers l’entrée en vigueur de la quarantaine de trois jours à l’hôtel pour les voyageurs de retour au pays et en attente d’un résultat de test a été franchi, hier. 

L’Agence de santé publique du Canada (ASPC) a dévoilé ses critères à l’intention des hôteliers, qui ont jusqu’au 10 février pour faire part de leur intérêt à accueillir de tels clients. 

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Les établissements intéressés doivent entre autres se trouver dans un rayon de 10 kilomètres d’un aéroport international. 

Ils doivent aussi être en mesure de faire parvenir des repas « conformes au guide alimentaire canadien », sans contact dans les chambres, et offrir un accès gratuit à un réseau WiFi.

Le transport des voyageurs de l’aéroport à leur chambre sera assuré par les hôtels, qui devront en outre respecter des normes de ventilation et un protocole de nettoyage strict. 

« Il n’y a aucun défi technique impossible là-dedans », explique Ève Paré, PDG de l’Association des hôtels du grand Montréal. 

Pour la métropole québécoise, quelques milliers de chambres sont dans un rayon de 10 km de l’aéroport, assure-t-elle, réparties entre « 12 ou 15 hôtels qui sont tous des 3 ou 4 étoiles ». 

Dans leur demande d’inscription, les hôtels vont indiquer le nombre de chambres mises à la disposition des voyageurs, et s’il s’agit, par exemple, d’un étage complet. 

« C’est la planification de la demande qui sera un défi », explique Mme Paré. Des hôtels pourraient devoir réembaucher du personnel mis à pied, mais difficile de le prévoir quand on ne sait pas combien de clients seront accueillis. 

Pas beaucoup de monde

« Il n’y aura pas foule à la porte », lance pour sa part Christiane Germain, des hôtels du même nom. Son entreprise compte un seul établissement dans un rayon de 10 km d’un aéroport, à Toronto, et s’inscrira au programme de l’ASPC. 

« Ils vont mettre la quarantaine en vigueur une fois que tout le monde sera rentré au pays, donc on ne s’attend pas à de gros volumes », indique-t-elle. 

En effet, depuis l’annonce de la quarantaine obligatoire, il y a plus de deux semaines, les transporteurs ont annulé de nombreuses liaisons populaires auprès des voyageurs hivernaux. 

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la quarantaine obligatoire de trois jours qui va permettre au secteur hôtelier de se sortir du marasme dans lequel il se trouve. 

« La Saint-Valentin va être de loin meilleure pour nous que ne pourrait l’être cette mesure », lance Christiane Germain, en rigolant.