/news/coronavirus

Plus de 10 000 morts de la COVID-19: l’opposition redemande une enquête publique

Une commission d'enquête publique sur la gestion de la pandémie au Québec devient incontournable, après 10 000 décès, clament les partis d'opposition à l’Assemblée nationale. 

• À lire aussi: Québec n'exclut pas d'ajouter des mesures durant la semaine de relâche

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

• À lire aussi: Un résultat de test négatif exigé aux frontières terrestres

Au moment où le nombre de nouveaux cas de COVID-19 par jour semble être à la baisse, le moment est venu d'annoncer «un examen rétrospectif de la crise», selon la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade.

«L'Ontario et la France ont déjà entrepris cet exercice fondamental et la nature même de la crise sanitaire devrait nous obliger à avoir une certaine ouverture», a dit Mme Anglade.

Elle a ajouté ne pas avoir confiance dans les enquêtes déjà annoncées par le gouvernement pour faire la lumière sur le bilan québécois, dont celle de la commissaire à la santé et au bien-être, Joanne Castonguay.

Mme Castonguay a reçu le mandat d’examiner la performance du réseau de la santé dans les soins offerts aux aînés lors de la première vague de COVID-19.

«Clairement, elle n'a pas tous les outils pour faire une enquête publique indépendante et son mandat est très circonscrit, très, très, très circonscrit», a expliqué Mme Anglade après s’être entretenue avec la commissaire.

Pour le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre-Plamondon, l’idée que c'est en «raison de notre gestion défaillante des CHSLD durant la première vague qu'on a des statistiques comme celles-là» ne tient pas la route.

«C'est pour ça que je réitère ce matin qu'avec la gravité des chiffres, avec la souffrance qu'a engendrée, pour des dizaines de milliers de familles, la crise, il faut absolument une enquête qui est complète, indépendante, libre de toute interférence», a-t-il lancé.

S’il se dit en faveur d’une enquête publique et indépendante «lorsque la crise s’apaisera», Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire, a soutenu qu’il «y a des leçons qu’on peut déjà apprendre de notre échec bien québécois».

«Sur le plan de la protection du personnel soignant, le Québec était le seul endroit au Canada où on interdisait le port du masque N-95. Est-ce que c’est un facteur qui explique notre bilan? La question se pose», a-t-il ajouté.

Le Québec a franchi dimanche le triste seuil des 10 000 décès dus à la COVID depuis le début de la pandémie.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Dans la même catégorie