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Plus de liquidité et d'épargne dans l'Est-du-Québec

La pandémie et toutes les restrictions qui l'accompagnent ont forcé la population à moins dépenser, si bien que les comptes de banque d'une partie des Québécois sont plus garnis que jamais.

«On n'a jamais vu autant de liquidités accumulées dans les comptes bancaires de nos clients», a souligné Louis Khalil, gestionnaire de portefeuille à la Financière Banque Nationale de Rimouski, précisant que son échantillon regroupe quelque 1200 familles entre Québec et Gaspé.

Selon différents conseillers financiers de la région, l'importante diminution des dépenses non essentielles et les différentes aides gouvernementales sont en cause.

«Il y a beaucoup de gens qui travaillent de la maison, qui ont moins de dépenses au niveau du transport, de l'habillement, moins de sorties, de restauration, de voyages, donc ils ont augmenté leurs revenus disponibles», a expliqué Nathalie Chouinard, directrice de compte pour Service Signature Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Les-Iles chez Desjardins.

Les programmes comme la Prestation canadienne d'urgence (PCU) ont aussi permis à certaines personnes d'augmenter leurs revenus, selon différents conseillers de la région.

Et puisqu'il y a plus de revenus disponibles, on remarque un intérêt plus marqué pour les différents régimes d'épargne.

«On a une amélioration des actifs et une diminution du côté du passif, a résumé M. Khalil. Il y a un équilibre, on décide d'accélérer le paiement de certaines dettes et en même temps, on prend des REER, des CELI.»

«Les gens prennent leurs droits inutilisés, ils en profitent parce qu'ils ont ces sommes-là disponibles», a confirmé Mme Chouinard.

L'imprévisibilité de la pandémie a aussi eu certains effets sur les comportements financiers de certains résidents de l'Est-du-Québec.

«Les gens pensent plus à économiser, la vision a un peu changé, les gens pensent à plus tard, veulent être certains d'avoir de l'argent disponible s'il y a une autre vague par exemple», a expliqué Mme Chouinard.

On observe une augmentation de l'épargne partout au pays depuis le début de la pandémie. Au deuxième trimestre de 2020, le taux d'épargne des ménages s'élevait à 28,2 %, alors qu'au trimestre précédent il se chiffrait à 7,6 % selon les données de Statistique Canada.

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