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Propriétaire tué au fusil à pompe

Meurtre Roxboro

Photo d'archives, Axel Marchand-Lamothe

Un locataire montréalais, accusé d’avoir abattu au fusil à pompe son propriétaire à qui il devait l’argent du loyer, a commis plusieurs erreurs qui ont finalement mené à son arrestation, a-t-il été expliqué à l’ouverture de son procès, mercredi.

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«Les plans virent parfois mal, et c’est ce qui s’est passé ici. Il y a eu des erreurs dans la planification [du meurtre], dans son exécution, ainsi qu’après», a expliqué le procureur de la Couronne, Me Pierre-Olivier Bolduc, à l’ouverture du procès de Michael David Burns, mercredi, au palais de justice de Montréal.

Burns, 36 ans, est un résident de Roxboro, dans l’ouest de Montréal, accusé du meurtre au premier degré de Constantinos Tountas, en mai 2018. À l’époque, Burns, qui habitait dans un immeuble d’habitations appartenant à M. Tountas, était en retard sur le paiement du loyer.

Au sous-sol

«Dans le téléphone de [la victime], les policiers ont trouvé de nombreux échanges entre les deux hommes, qui permettront de comprendre leur dynamique», a expliqué le procureur, sans donner plus de détails à ce stade-ci du procès.

Constantinos Tountas

Photo d'archives

Constantinos Tountas

Or, de toute évidence, Burns en avait contre son propriétaire, puisque le jour fatidique, il lui aurait demandé de le rejoindre dans le sous-sol du bâtiment. M. Tountas serait allé le rejoindre, sans se douter qu’il se ferait abattre à l’aide d’un fusil à pompe. 

Son décès a été constaté sur place, après l’arrivée des patrouilleurs. Plus de 50 policiers et détectives ont participé d’une façon ou d’une autre à l’enquête, a précisé la Couronne.

Dans le jardin

Après le meurtre, qui s’est évidemment déroulé sans témoin, Burns aurait tenté de cacher l’arme du crime. Sauf que le plan aurait vite échoué, puisque les policiers ont découvert que le fusil à pompe avait été enterré dans un jardin, avec des munitions et des gants.

«L’ADN trouvé [sur les objets] est celui de Burns», a assuré la Couronne en expliquant que des experts en biologie judiciaire ainsi qu’en balistique devraient témoigner.

Ainsi, la Couronne entend prouver que Burns devrait être déclaré coupable de meurtre au premier degré. Ce dernier a toutefois plaidé non coupable à cette accusation.

«Il avait l’intention de tuer [M. Tountas], il l’a fait, c’était planifié et délibéré», a toutefois rétorqué la Couronne en expliquant que durant la présentation de la preuve de la poursuite, le jury sera en mesure à comprendre la preuve dans son ensemble afin de rendre leur verdict.

Le procès, prévu pour plusieurs semaines, est présidé par le juge James Brunton de la Cour supérieure du Québec. Burns est représenté par les criminalistes Francis Le Borgne et Claude Berlinguette-Auger. 

On ignore à ce stade si Burns compte présenter une défense puisqu’il n’a pas à le faire avant la fin de la preuve de la Couronne.