/news/coronavirus

Variants au Québec : «on ne les détecte pas suffisamment»

Les nouveaux variants de la COVID-19 pourraient se propager plus rapidement au Québec puisque la province ne les détecte pas assez. 

• À lire aussi: Mystère autour des deux cas de variant sud-africain en Abitibi-Témiscamingue

• À lire aussi: Sortie de pandémie : trois éléments qui menacent le déconfinement

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

«On est en retard. On ne les détecte pas suffisamment et ce n’est pas rassurant», affirme la pharmacienne Diane Lamarre. 

Le Québec rapporte, à l’heure actuelle, 11 cas de variants alors que l’Ontario et l’Alberta en ont identifié plus d’une centaine. 

Diane Lamarre mentionne que les délais sont beaucoup trop longs pour identifier les cas de variants, en donnant l’exemple des deux personnes déclarées positives en Abitibi-Témiscamingue. 

«Dans le cas de l’Abitibi-Témiscamingue, ça a pris un mois avant qu’on ait les résultats entre le prélèvement du 6 janvier et le résultat du 6 février», dit-elle. 

La pharmacienne soutient que le criblage pourrait aider le Québec à accélérer le dépistage des variants. 

«Mais si on est à 2 semaines encore avant de pouvoir appliquer ça, on a le temps d’avoir quelque chose de souterrain qui se propage, qui se développe ici au Québec au moment où on va probablement avoir notre semaine de relâche et où les frontières ne sont toujours pas bien contrôlées au niveau des retours des gens au moins par avion», s’inquiète-t-elle. 

Elle espère que le gouvernement et les responsables de la santé publique auront appris des erreurs commises au printemps dernier.

«Tout ça fait qu’on se retrouve encore dans une situation de vulnérabilité et il faut qu’on ait appris de notre séquence du mois de mars avril, mais il faut vraiment être plus proactifs», lance Diane Lamarre. 

Écoutez le virologue Benoît Barbeau expliquer l’ABC des variants de la COVID-19 :