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Changement de carrière nombreux chez les jeunes

La pandémie de COVID-19 a forcé une prise de conscience et, surtout, une remise en question chez bien des gens. Ce faisant, de nombreux jeunes ont carrément revu leurs plans de carrière.

Fermeture des usines, des commerces et des activités non essentiels, tout comme les salles de spectacle, sont passés dans le tordeur.

Un sondage effectué en ligne auprès de 2000 jeunes Québécois révèle que 15% d'entre eux ont changé de carrière en raison de la pandémie. 

C'est le cas de Benoît Bouchard-Emond.

«À mon ancien emploi, j'étais soudeur chez Prévost Car à Sainte-Claire. Je me suis questionné beaucoup aussi, à savoir vers ou je voulais m'enligner. J'ai décidé d'aller en assurances de dommages», raconte-t-il.

Près de la moitié des jeunes sondés (44%) disent être inquiets par rapport à leur avenir professionnel; un pourcentage identique affirme que la pandémie a changé leur perception du marché du travail.

«Ils sont anxieux présentement par rapport à leurs choix de carrière, mais la bonne nouvelle, c'est qu'ils ont pris plus de temps pour y réfléchir, depuis le début de la pandémie», explique Catherine Légaré, présidente-fondatrice d’Academos.

Pour Léo Dumas-Chalifour, le temps était venu de se lancer en affaires.

«J'ai produit des shows d'humour et j'ai fait de la gérance aussi. Je fais des vidéos corporatives pour différentes entreprises du coin. Je fais de la photo aérienne maintenant. Je me suis parti une petite agence aussi, avec un de mes amis à Montréal», dit-il.

De son côté, Colin Beaudoin a troqué les bouteilles de vin pour les bancs d’école. 

«J'étais sommelier de plancher, comme on dit, donc j'étais dans les services pour conseiller les gens. La pandémie, ça a été une porte de sortie. Je me suis, en fait, questionné, à savoir si c'était vraiment ça que je voulais. Comme de fait, me voilà en train de terminer un certificat en scénarisation, puis je m'en vais en études cinématographiques l'année prochaine, à l'Université de Montréal», indique-t-il.

Pour Mme Légaré, la pandémie aura été une occasion pour permettre aux jeunes d’ouvrir leurs horizons.

«Il peut y avoir toutes sortes d'effets en ce moment: amener les jeunes à réfléchir; pour certains, ça va se transformer en anxiété et pour d'autres, ça donne le goût d'aller dans des secteurs auxquels ils n'auraient pas pensé avant», résume-t-elle.