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Le Québec restera encore confiné

Québec ne veut pas lever les principales mesures de confinement par crainte du variant britannique, mais des activités comme le cinéma en journée seront offertes aux familles pour le début de la relâche.

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«Je me mets à la place des parents [...] On devient un peu comme un géo dans un club Med. Il faut trouver des activités», a lancé le premier ministre mardi.

Et pourquoi les cinémas, mais pas les théâtres? «Parce que les enfants vont souhaiter aller voir un film et d’avoir des productions dans une salle de spectacle pour le 26, ce n’est pas très réaliste», a plaidé M. Legault.

En plus des cinémas, Québec autorise les activités libres en famille dans les piscines et les arénas, et les rassemblements extérieurs à huit personnes. La limite autorisée était précédemment de quatre.

Cette proposition d’activités autorisées a été faite par la Santé publique, a affirmé le Dr Horacio Arruda. «On est conscient de ce que ça peut avoir comme effet sur le comportement. On préfère que les gens aillent faire des activités à l’extérieur [...] pour éviter les gros rassemblements à la maison. Et on est conscient des effets sur la santé mentale, le besoin de respirer et d’avoir des activités différentes pour les jeunes», a-t-il ajouté.

Des régions toujours au rouge  

Mais pas question de déconfiner les régions où la situation épidémiologique est maîtrisée, comme la Capitale-Nationale. Seul l’Outaouais passe à l’orange, les autres devront attendre une réévaluation après la première semaine de mars. «Je comprends que des personnes sont tannées, [...] moi aussi, je suis très, très tanné, mais on n'a pas le choix», a dit M. Legault.

Plusieurs éléments font craindre un dérapage: 

- la situation dans les hôpitaux est toujours difficile avec 771 patients COVID; 

- le personnel de la santé est épuisé après 11 mois de lutte incessante; 

- le variant britannique pourrait faire «exploser» le nombre de cas, car il est très contagieux; 

La semaine de relâche fait craindre les rassemblements illégaux dans les maisons.  

Le cas du variant britannique inquiète particulièrement. Au cours des cinq derniers jours à Montréal et à Laval, on a détecté 86 cas probables de variant sur 925 tests, précise le Dr Arruda. La semaine dernière, l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam, mettait en garde contre une troisième vague nourrie par ces variants. 

C’est pourquoi le couvre-feu, une mesure «efficace» pour empêcher les gens de se réunir dans les maisons, est là pour rester. Mais le gouvernement renonce cependant à mettre des barrages entre les régions. Il est possible, mais pas recommandé, de louer un chalet ou une chambre d’hôtel dans une autre région que celle où l’on habite. Les policiers feront toutefois respecter le couvre-feu et les bulles familiales.

Et ne retenez pas votre souffle pour voir amis et famille, ce qui est interdit depuis le «défi 28 jours» du mois d’octobre: ça n’arrivera pas tant que toutes les personnes vulnérables ne seront pas vaccinées, a laissé tomber le premier ministre.