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COVID-19: comment expliquer la baisse des cas?

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 signalés dans le monde a chuté de 16% la semaine dernière, a annoncé l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais qu’est-ce qui explique une baisse aussi marquée un peu partout sur la planète, alors que l’arrivée des variants inquiète les experts et que l’hiver est toujours en cours dans l’hémisphère nord?

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Selon la spécialiste en santé de TVA Nouvelles, Diane Lamarre, plusieurs pistes permettraient d’expliquer cette baisse de propagation du virus SARS-CoV-2, qui a toujours réservé des surprises aux experts. 

«Est-ce que c’est l’effet d’une vague, dont on va subir les soubresauts? Les experts sont très préoccupés par ça aussi, en particulier à cause des variants», commence Mme Lamarre à l’émission de Mario Dumont. 

Est-ce que cette baisse de cas s’expliquerait par un début d’immunité dans la population après plusieurs mois de pandémie? 

«La plupart des chercheurs disent qu’il n’y a pas encore assez d’immunité collective, il n’y en a pas assez», pour le moment explique la spécialiste. 

Toutefois, la vaccination qui progresse pourrait expliquer cette baisse de nouvelles infections. 

«Il y a certains pays comme le Royaume-Uni et les États-Unis (où on est rendus à 15% à 20% de gens vaccinés, ça commence à paraître», relève Mme Lamarre. 

Virus saisonnier? 

Néanmoins, l’aspect saisonnier du virus n’est pas à négliger non plus. 

La clinique Mayo aux États-Unis avait notamment produit une étude dans laquelle les chercheurs avaient démontré que la prévalence des coronavirus était à l’hiver et au début du printemps. 

«Quand on pense aux États-Unis et à beaucoup de pays d’Europe, certains sont déjà dans des conditions beaucoup plus douces que nous. On pense que le froid très vif contribue à maintenir le virus plus vivant, alors que les températures plus douces, comme on l’a vu à l’été dernier au Québec, feraient en sorte que ça diminuerait la multiplication du virus», détaille-t-elle. 

«C’est pour ça qu’il vraiment tenir le coup ici, parce qu’on en a jusqu’à la fin mars, début avril!»

Selon les projections de l’Institut national de santé publique du Québec, la situation sera encore très préoccupante au cours des prochaines semaines. 

Le nombre de nouveaux cas devrait osciller autour de 2 000 nouvelles infections par jour dans le grand Montréal à la mi-mars, avec une hausse prononcée en avril dans le scénario d’une importation forte des variants. 

Le variant britannique de la COVID-19 risque d’ailleurs d’être «prédominant» au Québec d’ici la mi-mars, a fait savoir l’INSPQ mercredi matin. 

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