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COVID-19 dans les bars : l’opposition dénonce l’improvisation de la Santé publique

L’opposition dénonce l’improvisation de la cellule de crise du gouvernement Legault et de la Santé publique mise en lumière par la publication de courriels échangés à la suite d'éclosions dans les bars l'été dernier, que Québec considère comme des communications «normales».

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Ces courriels obtenus par notre Bureau d’enquête grâce à la loi d’accès à l’information démontrent que c’est la garde rapprochée du premier ministre, son chef de cabinet en l’occurrence, qui a informé le ministre de la Santé de nombreuses éclosions dans les bars de Montréal l’été dernier.

Christian Dubé a ensuite demandé des explications de la Santé publique.

Or, il s’agit de communications normales qui ont cours entre la santé publique et le cabinet du premier ministre et sa cellule de crise, a plaidé le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, au Salon bleu, mercredi.

Ce qui n’est pas l’avis des partis d’opposition qui ont exigé mercredi que la lumière soit faite sur le fonctionnement de cette cellule de crise.

«Ça vient souligner un paquet de problèmes, entre autres le fait [...] qu'il n'y avait pas de cellule de crise à Montréal, que les décisions ont été prises à 250 kilomètres de l'épicentre, que ça a pris je ne sais plus combien de semaines avant que le premier ministre se rende sur place», s’est insurgée la porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, la libérale Marie Montpetit.

Son parti déplore l’absence de «protocole précis» de la santé publique pour gérer de telles éclosions. Une enquête publique est donc nécessaire pour faire la lumière sur le fonctionnement de la cellule de crise du gouvernement, a réitéré encore une fois Marie Montpetit.

Pour la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, le gouvernement est «déconnecté» de la réalité du terrain, où se propage le virus.

Une plus grande indépendance doit donc être donnée aux directions régionales de la santé publique, estime le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre-Plamondon.

«Les situations ne sont pas les mêmes d'une région à l'autre et on gagnerait à donner plus de place à l'expertise sur une base régionale au lieu de faire du mur-à-mur», a-t-il indiqué en point de presse.