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La Caisse de dépôt aurait fait plus d’argent en sortant des énergies fossiles

Bloc Caisse de dépôt et placement du Québec à Montréal

Photo d'archives

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) aurait pu faire bien plus d’argent au cours de la dernière décennie si elle avait largué ses investissements dans les énergies fossiles pour investir ailleurs, jugent des groupes environnementaux.

Selon l’analyse dévoilée mercredi, les 50 principaux investissements de la Caisse dans les énergies fossiles — l’indice Carbone 50 CDPQ — ont perdu 57,6 % de leur valeur entre 2011 et 2020.

L’année 2020 a été particulièrement catastrophique pour cet indice. Alors que les marchés boursiers sont parvenus à tirer leur épingle du jeu malgré la pandémie, le Carbone 50 CDPQ a perdu 31,6 % de sa valeur, ce qui représente une perte de 2,4 milliards $, conclut l’analyse menée par Sébastien Collard, l’un des porte-parole de la coalition Sortons la Caisse du carbone.

En misant ses avoirs carbone dans d’autres entreprises en dehors du secteur des énergies fossiles dès 2011, la CDPQ aurait pu faire fructifier son investissement de quelque 16,2 milliards $ CAN à la fin 2020, estime M. Collard.

L’organisation est parvenue à cette conclusion en se basant sur l’évolution de l’indice MSCI World ESG Select Impact ex Fossil Fuels Index, un indice composé de 84 entreprises provenant de divers secteurs, dont les produits de consommation, la santé et l’immobilier.

Tesla, dont les actions ne valaient que quelques dollars à son entrée en bourse en 2010 contre plus de 1000 $ CAN mardi, représente 7,73 % des parts de l’indice.

«Notre analyse montre que la prédiction faite en 2015 par Mark Carney, ancien directeur de la banque d’Angleterre, à l’effet que les placements dans les énergies fossiles deviendraient des actifs échoués est maintenant une réalité pour les gestionnaires de portefeuilles», a résumé M. Collard dans un communiqué accompagnant le dévoilement de son étude.