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Toujours de nombreux cas dans les RPA de la Mauricie

Le site d'hébergement de Nicolet qui sert d'unité de débordement pour les patients atteints de la COVID-19 ou en isolement dans la Mauricie et le Centre-du-Québec roule toujours à plein régime.

Encore mercredi, 40 des 56 lits disponibles étaient occupés, un nombre qui était cependant en diminution dans la foulée du départ d'ainés guéris qui ont pu réintégrer leur milieu de vie.

À ce jour, 367 personnes ont été hébergées à Nicolet depuis l'ouverture du centre en octobre. Du nombre, 51 patients sont décédés des suites de la COVID-19 au cours des derniers mois.

Il faut dire que la deuxième vague a frappé fort dans la région, particulièrement dans les résidences privées pour ainés (RPA) et ressources intermédiaires, où plus de 50 % des décès attribuables au virus ont été recensés.

La Résidence Val-Mauricie de Shawinigan fait partie des établissements durement touchés, dans son cas avec une éclosion qui dure depuis maintenant cinq semaines. À ce jour, le trois quarts des employés et 42 résidents ont été infectés, dont sept qui sont décédés.

Une équipe de CIUSSS est toujours sur place, mercredi, pour donner un coup de pouce. La moitié des résidents ont aussi été envoyés temporairement à Nicolet.

«C’est une situation qui est extrêmement difficile et pénible pour les employés et les résidents. On travaille en étroite collaboration depuis le début de l’éclosion avec le réseau de la santé», a expliqué Marc Deschênes, le propriétaire de la résidence.

Espoir 

La vaccination dans les résidences privées débutera sous peu alors que quelque 5800 doses du vaccin de Pfizer arriveront jeudi dans la région. Le Centre L'Assomption à Saint-Léonard-d'Aston, frappé en novembre par une éclosion virulente, serait sur la liste des résidences prioritaires pour les vaccins.

«On espère pouvoir terminer la vaccination dans les RPA d’ici la mi-mars et pouvoir protéger cette clientèle vulnérable», a confirmé la directrice régionale de la santé publique, Dre Marie-Josée Godi.

Outre le vaccin, les ainés attendent avec impatience un assouplissement des règles de confinement, comme l'ouverture des cafétérias.

«La perte d’autonomie des personnes âgées a été occasionnée par la COVID-19 et aussi, beaucoup, par le confinement. Il y a eu des problèmes physiques et des problèmes de santé mentale, des gens qui étaient fragiles. Si pour nous, le confinement a été pénible... Imaginez pour eux qui sont confinés dans leur chambre. On est obligé de servir les repas dans leurs chambres encore et, ça, c’est difficile pour eux. C’est le temps qu’on leur permette de vivre un peu», a commenté Richard Maziade, le porte-parole de la Table des RPA de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.