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Vaccins : François-Philippe Champagne vante les contrats conclus par Ottawa

Le ministre fédéral François-Phillipe Champagne défend les ententes conclues avec les pharmaceutiques Pfizer et Moderna, même si les vaccins contre la COVID-19 arrivent au compte-goutte depuis plusieurs semaines au pays.

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« Les contrats contiennent des clauses commerciales qui sont favorables au Canada », a assuré le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie au micro de Benoît Dutrizac sur QUB radio, mercredi.

« Il y aura un moment où on pourra tout mettre ça public, mais pour l’instant, on ne veut pas porter préjudice à l’approvisionnement de vaccins, précise-t-il. Si on les met publics, tous les autres pays aimeraient avoir le même traitement que le Canada. »

François-Philippe Champagne ajoute que pour l’heure, seuls les vaccins de Pfizer et Moderna ont reçu l’homologation de Santé Canada. Il invite également les scientifiques comme Gary Kobinger, déçus de ne pas avoir été mis à contribution, à tenter à nouveau leur chance devant le groupe d’experts sur les vaccins du gouvernement fédéral.

« Ces décisions-là, ce sont des décisions scientifiques. Les gens ont déposé des projets et ç’a été revu par leurs pairs », en rejetant du même souffle toute influence politique.

Le ministre assure également que les provinces ont le champ libre pour acheter elles-mêmes des vaccins si elles le désirent. Or, le pouvoir d’achat du gouvernement fédéral permet de conclure de meilleures ententes, selon lui. En plus de gérer les défis de la pandémie, le Canada doit aussi rebâtir son industrie pharmaceutique. La mise en service d’une usine pour produire les vaccins de Novavax à Montréal, prévue en 2022, ne peut tout simplement pas être accélérée davantage.

« J’aimerais ça tout accélérer, j’ai parlé au PDG et je lui ai demandé ce qu’il avait de besoin pour accélérer. Moi, je suis prêt à tout faire, mais il y a des délais qui sont difficiles à comprimer, parce qu’il faut quand même la bâtir l’usine», a dit M. Champagne à QUB radio.

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