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Variants de la COVID-19: risques de flambées, mais un espoir pour les hospitalisations

L’arrivée de variants de la COVID-19 pourrait causer une nouvelle augmentation des infections, mais la campagne de vaccination en cours devrait atténuer le nombre d’hospitalisations et de décès.  

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C’est ce que démontrent les principales modélisations de l’Institut national de santé publique du Québec sur l’évolution de la COVID-19 dans le grand Montréal, présentées mercredi matin.  

Ainsi, le scénario d’une importation faible des variants (entre 25 et 70 d’une mutation plus contagieuse), entraînerait une hausse des hospitalisations moins élevée qu’en octobre dernier.  

«L’augmentation qu’on prédit pour les hospitalisations est moins forte que l’augmentation qu’on prédit pour les infections. Pourquoi? C’est parce qu’on a l’hypothèse de la vaccination», explique Marc Brisson, collaborateur à l'INSPQ, professeur titulaire à l'Université Laval.  

Si la vaccination réussit à protéger les personnes âgées dans les résidences, la propagation des variants risque de se faire chez les Québécois plus jeunes, moins à risque de développer des complications, résume le chercheur.  

Le scénario d’une importation forte (entre 70 et 215 cas), fait bien sûr grimper les indicateurs.  

2000 cas par jour   

Dans les deux cas, le nombre de nouveaux cas devrait osciller autour de 2 000 nouvelles infections par jour dans le grand Montréal à la mi-mars, avec une hausse prononcée en avril dans le scénario d’une importation forte des variants. Le variant britannique de la COVID-19 risque d’ailleurs d’être «prédominant» au Québec d’ici la mi-mars, estime M. Brisson.  

Mais les nouvelles hospitalisations, elles, se maintiennent autour de 50 dans les deux cas de figure, pour grimper à près d’une centaine en avril si plusieurs variants circulent.  

Ces conclusions sont tirées de la courbe médiane des modélisations de l’INSPQ, qui présente également plusieurs autres scénarios optimistes et pessimistes.  

«Si vraiment nous devions perdre le contrôle d’un nouveau variant et qu’il devait se propager très largement dans la communauté, alors il pourrait y avoir un transfert des enfants et des jeunes aux gens plus âgés vivant dans la communauté, et c’est ce à quoi on doit faire très attention», a commenté Jocelyne Sauvé, médecin spécialiste et vice-présidente associée aux affaires scientifiques à l'INSPQ, lors du même breffage technique. 

«Mais nous pensons que nous ne devrions pas revenir à des situations comme nous avons vu dans la première vague ou même plus récemment avant Noël ou autour de Noël. On ne devrait pas être dans ce scénario, même si le nouveau variant commence à se répandre un peu plus», a ajouté Dre Sauvé.