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«Je suis beaucoup plus autonome qu’avant» - Caroline Néron

STEVE MADDEN/AGENCE QMI

Ayant vécu une année 2019 éprouvante, marquée par son divorce et la faillite de son entreprise de bijoux, Caroline Néron construit aujourd’hui les bases de sa nouvelle vie. Elle nous fait part de ses ambitions et de ses projets.

Après avoir été ébranlée tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel, Caroline Néron est aujourd’hui fière d’avoir surmonté les épreuves et appris de ses erreurs. «Il y a une lourde charge de leçons de vie qui arrive avec une faillite aussi médiatisée que la mienne. Je suis descendue au plus bas. Cette chute m’a toutefois enlevé un poids de sur les épaules, ce qui m’a permis de reprendre mon chemin et de revenir sur mon X. J’ai l’impression d’avoir vécu une renaissance.»

La femme d’affaires travaille dorénavant à reprendre sa vie en main. «Depuis l’âge de 26 ans, j’avais une ou un adjoint auquel je déléguais beaucoup de choses. Je remettais tout entre ses mains et je ne connaissais plus rien de ma vie. Plus mon entreprise prenait de l’expansion, plus je m’éloignais de la réalité.»

Une réalité avec laquelle l’artiste a renoué durant la pandémie. «Sur le plan personnel, j’ai découvert ce que c’était de vivre seule. De plus, j’ai appris à cuisiner, à jardiner et même à réparer un moteur! Je suis beaucoup plus autonome qu’avant.»

Caroline Néron déclare cependant ne pas avoir retrouvé l’amour. «Pas pour l’instant. Je me concentre plutôt à reprendre le contrôle de tout.»

Changer et s’adapter

Par ailleurs, l’entrepreneure a pris soin de se pencher sur les causes de ses échecs en écrivant son livre «Néron inc.: La force de l’épreuve», paru l’automne dernier. «J’y parle de mon ascension, de ma descente et de mes leçons de vie. Raconter ainsi mon histoire a été pour moi une forme de thérapie. Ce fut un beau défi à relever.»

Bien décidée à racheter cette année son entreprise de bijoux à ses créanciers, Caroline Néron fera désormais les choses autrement. «Il est clair que je n’aurai plus jamais 200 employés. Je préfère travailler avec de petites équipes et me soucier plus des détails de mes finances et de mes dépenses; je ne me laisserai plus jamais aller de ce côté-là. Ma passion et mon cœur, je veux continuer longtemps de les mettre dans la création de bijoux.»

Deux comédiennes à la maison

À la suite de son retour au jeu l’an dernier dans le film «La déesse des mouches à feu», de la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette, Caroline Néron est aujourd’hui comblée de prêter ses traits à l’intrigante Pascale Lanier dans «District 31», à Radio-Canada. «Pascale est tout ce que j’haïs dans la vie. Elle est à la fois méchante et manipulatrice. Je trouve toutefois que l’auteur Luc Dionne a un talent particulier pour me donner de bonnes répliques et de belles scènes à jouer. Je n’avais jamais incarné une “bad girl avant”, et je trouve ça le fun de faire partie de l’équipe des méchants. Après avoir délaissé le jeu pendant 12 ans pour me consacrer au monde des affaires, je suis très contente de pouvoir jouer à nouveau.» L’artiste est aussi heureuse de voir sa fille, Emanuelle, 11 ans, suivre ses traces. «Tout va bien pour ma fille à l’école, et elle passe des auditions à l’occasion. Elle vient de décrocher un rôle dans une grosse télésérie et elle va bientôt faire des voix en studio pour un dessin animé. Je suis contente pour elle et je suis fière de dire qu’on est deux comédiennes à la maison.»

Des pendentifs inspirants

Même si la compagnie Caroline Néron n’a jamais cessé de produire et de vendre des bijoux, la femme d’affaires vous invite à découvrir les produits de sa nouvelle entreprise, Symbollia. «Il s’agit de bijoux dans lesquels on peut mettre les cendres d’un proche ou porter sur nous une phrase inspirante venant d’un être cher. Plusieurs salons funéraires et bijouteries offrent nos pendentifs.»