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«J’ai eu la COVID pendant les Fêtes»

film Nadia Butterfly

Photo Chantal Poirier

On le voit beaucoup à l’écran et on entend sa voix, que ce soit dans des pubs ou des émissions. Malgré la pandémie, Pierre-Yves Cardinal ne chôme pas trop! Et dans ses temps libres, il trouve dans le sport en extérieur un côté très salvateur pour ses filles et lui...

Pierre-Yves Cardinal aime bouger et voir des gens. Cette période n’est donc pas facile pour lui. «Je m’en passerais volontiers! Comme bien du monde, je trouve ça dur. Ma famille me manque. Toutefois, il faut faire cet effort collectif pour que les statistiques baissent», lance-t-il, conscient des enjeux.

«Moi, je suis chanceux, j’ai deux enfants. Je vois du monde, ne serait-ce qu’eux... Et j’essaie de faire des activités, de croiser des amis en ski ou sur la patinoire. C’est "challengeant", disons!»

Le sport est salvateur pour lui. «Je fais du ski, je joue au hockey avec mon filleul... Une chance qu’on peut aller bouger dehors!»

Il le fait beaucoup avec ses filles de 6 et 11 ans, qui en ont besoin. «Elles s’étaient inscrites à des cours de danse, mais ils ont été annulés. Je les emmène donc faire du ski. On essaie de sortir au moins une fois par jour et de bouger; c’est bon pour la santé mentale!»

Il adore le côté sombre de Richard!  

Dans «L’Échappée», le Richard qu’il incarne cette saison est beaucoup moins en forme que lui, du moins sur le plan psychologique! Ses remises en question l’ont mené à montrer un côté plutôt sombre.

Comme comédien, Pierre-Yves Cardinal aime bien le chemin exploré par son personnage. «Plus il s’enfonce, plus j’aime ça! Le Richard qui est droit et pour la justice, on l’a beaucoup vu dans les autres saisons. Ça fait du bien de le voir sortir des sentiers battus et en dehors de sa job! Il est révolté contre la police à cause de ses idéaux... Il fait des choix relativement radicaux, mais la réalité le rattrape.»

Malgré tout, sa relation avec Marie-Louise (Bianca Gervais) est très importante pour lui, «même si ce n’est pas facile pour les deux»!

Comment Pierre-Yves Cardinal trouve-t-il les tournages, qui sont différents en cette période de pandémie? «Au début, ç’a été difficile d’installer une nouvelle routine; c’était incommodant. Maintenant, les réflexes sont là, on a accepté cette nouvelle réalité. Ce qui est plus dur, c’est quand cela a un impact sur la mise en scène. Je souhaiterais qu’il y ait plus de mesures qui permettent les rapprochements, les scènes intimes à l’écran: ça aiderait à garder une certaine qualité artistique.»

Chanceux dans sa malchance  

Pierre-Yves Cardinal était très en forme lorsqu’il a repris les tournages cet hiver, après avoir pris soin de se remettre sur pied en décembre. «J’ai eu la COVID pendant les Fêtes. Je m’en suis bien sorti. Je n’en ai pas souffert. Et j’ai été chanceux que ce soit arrivé pendant que je ne tournais pas.»

Présent à l’écran et dans nos oreilles  

Il est de la distribution du prochain film de Yan England, «Sam», qui doit, en théorie, sortir au printemps. «J’y ai un petit rôle, note-t-il. La pandémie avait interrompu le tournage, alors qu’il ne restait que quelques journées. On a repris l’été dernier, mais Yan m’a dit que ç’a été complexe de remettre tout ça sur les rails et de terminer le film. Heureusement, il est maintenant tourné!»

Dans «Contre-offre», à Noovo, Pierre-Yves interprète Marc Huard, un fendant qui travaille pour un compétiteur, Intermax, un autre rôle différent de ce qu’il a joué jusqu’à maintenant. «J’aime composer des personnages.»

Sa voix est un outil important pour son métier: il fait de la narration, de la post-synchro et du doublage. «Je m’étais construit un studio quand j’ai acheté ma maison, il y a quelques années. C’était plus un jouet qu’autre chose, car lorsqu’on nous engage pour faire des voix, on se rend à leur studio. Mais au début de la pandémie, les agences ont demandé aux acteurs qui avaient un studio maison de se manifester, ce que j’ai fait. Rapidement, je me suis mis à faire des contrats de chez moi. Ça m’a un peu sauvé.»

C’était lui qui faisait la surimpression vocale du commentateur Matt Iseman dans l’émission américaine de défis extrêmes «Ninja Warrior: Le parcours ultime», qu’on a pu voir ces dernières années à TVA. «Il gueule tout le temps! À cause de ça, j’ai déjà failli perdre la voix une journée, alors que j’avais une autre convocation le lendemain. Mais j’ai appris à doser, à ne pas user mes cordes vocales pour rien.»

On peut voir Pierre-Yves Cardinal dans «L’Échappée» les lundis à 20 h, à TVA.