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«Supernova»: Stanley Tucci et Colin Firth confrontés à la démence

Capture d'écran Youtube

Stanley Tucci et Colin Firth livrent des performances inoubliables en amoureux face à la maladie dans «Supernova».

Tusker (Stanley Tucci) ressent les premiers symptômes d’une démence précoce. Son conjoint Sam (Colin Firth) l’accompagne alors que tous deux effectuent un « road trip » dans la campagne anglaise, (re) visitant des lieux qu’ils ont connus.

Le mot « démence » n’est jamais prononcé, on le sait à des hésitations de Tusker, lorsqu’il peine à trouver ses mots, à se souvenir d’un événement. On le sait aussi par l’attention dont Sam l’entoure et les soins qu’il lui prodigue parfois. On le sait également par la surveillance qu’il exerce sur son conjoint afin que ce dernier ne décide pas, brusquement et parce qu’il n’a plus toute sa tête, de partir en cavale.

Certains dialogues du long métrage résonnent. C’est le cas de ceux sur la proximité de la fin, de la fin de la conscience de Tusker, sur la fin de leur vie. Certains dialogues demeurent en tête bien longtemps après la conclusion du film, par exemple ceux de Sam qui explique à son amoureux ce que la maladie a eu comme effet sur lui, sur son amour, sur sa manière de voir la vie.

Nous sommes tous des poussières d’étoiles, pour paraphraser une autre des répliques de ce magnifique et poignant « Supernova ». Nous sommes tous assez forts pour poser des gestes d’amour sommes tous assez forts pour nous confronter au pire. Le splendide long métrage du scénariste et réalisateur Harry Macqueen nous le rappelle... au cas où nous l’aurions oublié, obnubilés que nous sommes par la situation actuelle.

Note : 4 sur 5

« Supernova » est disponible à l’achat ou à la location via illico, l’application Apple TV et les plateformes numériques.