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Coincée à Montréal faute d’internet

PHOTO COURTOISIE / Mark Brazeau

Une Inuite de 23 ans est restée coincée à Montréal à la fin de 2020 parce que, de son village nordique de Kangiqsualujjuaq, elle n’aurait pu terminer sa formation universitaire à distance en raison de la piètre qualité de l’internet au Nunavik.

« Si je n’étais pas demeurée à Montréal, j’aurais compromis ma dernière année universitaire », soutient Andrea Brazeau, étudiante en éducation à McGill.

Le réseau internet est tellement lent et peu fiable au Nunavik qu’il est impossible, selon elle, de faire des recherches sur le web, de télécharger de gros documents ou d’assister à des cours sur des plateformes comme Zoom.

« Internet peut arrêter de fonctionner complètement à tout moment », illustre la jeune femme.

2000 fois plus lent

Installée dans son appartement à Montréal, Andrea Brazeau a effectué récemment un test comparatif de vitesse avec son père Mark, posté à la maison familiale de Kangiqsualujjuaq. Le résultat est à couper le souffle avec une réponse 2000 fois plus rapide dans la métropole que dans le village nordique.

PHOTO COURTOISIE / Mark Brazeau

« La technologie fait partie de notre quotidien. C’est un besoin de base qui a un impact majeur sur l’éducation, la santé et les transactions électroniques. [Au Nunavik] c’est un problème réel qui touche tout le monde », soulève-t-elle.

L’étudiante a donc écrit une lettre en octobre au premier ministre du Québec, François Legault, pour lui rappeler sa promesse électorale de fournir un accès internet haute vitesse à tous les Québécois, y compris les communautés autochtones, d’ici 2022.