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Le personnel de soutien scolaire vote massivement pour une grève

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PHILIPPE-OLIVIER CONTANT/AGENCE QMI

Le personnel de soutien scolaire affilié au Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB-Québec) ont voté majoritairement samedi pour la tenue d’une grève de cinq jours.

Près de 91 % des membres représentant une quarantaine de corps de métier dans cinq commissions scolaires de la province ont accepté la proposition de grève, votée après la tenue de quatre assemblées générales les 13 et 20 février derniers.

«Le résultat est sans équivoque. Sur le plancher on entend et on ressent une colère et une frustration grandissantes en raison des négociations qui stagnent depuis trop longtemps», a déclaré samedi par voie de communiqué le directeur exécutif du SEPB-Québec, Pierrick Choinière-Lapointe.

Les centres de service anglophones de New Frontiers et de Riverside en Montérégie ainsi que le centre Sir Wilfrid-Laurier dans les Laurentides ont voté respectivement à 88,5 % et 94 % en faveur de la grève.

Les centres francophones de Marie-Victorin (Montérégie) et de Marguerite-Bourgeoys (Montréal) ont quant à eux accepté le mandat à 90 %.

«Nous voulons d’abord que le gouvernement comprenne que nous voulons être entendus aux tables de négociation. S’il continue à nous ignorer, nous exercerons notre mandat de grève selon nos couleurs en partenariat ou non avec d’autres syndicats. On va évaluer la situation et faire les meilleurs choix stratégiques», a soutenu Marie-Claude Éthier, présidente du Conseil national du soutien scolaire (CNSS) du SEPB-Québec.

«Nos membres en ont assez et ils ont décidé de se tenir debout face à un gouvernement méprisant et intraitable», a conclu M. Choinière-Lapointe.La convention collective du personnel est expirée depuis le 31 mars 2020.