/news/coronavirus

Nouvelle vague qui pointe à l’horizon, selon des experts

Coronavirus Covid-19 background - 3d rendering

Photo Adobe stock

Tandis que l’incidence des nouveaux variants du virus laisse présager une montée des cas prochainement au Québec, des spécialistes invitent à ne pas baisser la garde pendant la semaine de relâche.

« La souche qui circulait cet automne est en train de mourir et de se faire remplacer par les variants. C’est paradoxal, car on voit une baisse des cas et des hospitalisations. Mais lentement, on a le départ d’une vague », résume l’épidémiologiste Benoît Mâsse. 

Le nombre de cas de variants présomptifs était de 286 hier selon l’Institut national de santé publique du Québec.

« Il y a deux semaines, on parlait d’une dizaine de cas [de variants présomptifs]. En quelques jours à peine, on approche du 300. Ça cache la naissance d’une nouvelle vague », explique M. Mâsse.

« On peut seulement espérer la ralentir pour se rendre vers la fin avril, quand on aura vacciné environ 15 % des Québécois, dont les populations plus à risque. Le variant va quand même circuler, mais avec moins de conséquences », poursuit-il.

Tricher en bloc  

M. Mâsse invite donc à la prudence durant la semaine relâche et dans celles qui suivront.

« On a un faux sentiment de sécurité avec les chiffres qui descendent et certains vont se permettre des relâchements. C’est le problème au Québec ; quand on triche, on triche en bloc. Ça pourrait vraiment exploser au retour de la relâche si on ne fait pas attention », indique-t-il.

L’experte en santé publique Roxane Borgès Da Silva incite les familles à réduire leurs contacts durant la pause d’école.

« On peut quand même faire des activités extérieures. C’est bon pour la santé mentale et le moral. Et il y a moins de risque de contracter le virus dehors », soutient-elle.

Elle se range derrière l’Agence de la santé publique du Canada, qui met en garde contre une vague plus violente que les précédentes si l’on délaisse trop vite les mesures de confinement.

« On n’a pas de portrait réel des variants, ni une vaccination très avancée. Dans ce contexte, je préfère des mesures plus strictes pour éviter une flambée des cas. Surtout avec ces variants, qui sont beaucoup plus contagieux », explique-t-elle.