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Tuée peu après avoir fait une plainte pour des menaces de mort

Une femme de 32 ans a été retrouvée sans vie dimanche matin dans le stationnement d’un lot de condos à Laval, peu de temps après avoir reçu des menaces de mort.

Selon ce qu'a indiqué le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) en après-midi, la victime avait contacté la police de Laval sur l'heure du dîner, vendredi dernier, après avoir été menacée.

Des agents se seraient rendus chez elle pour la rencontrer et prendre sa déposition, avant de quitter sa résidence, a brièvement ajouté le BEI sans donner plus de détails, notamment sur les circonstances ou la personne qui aurait formulé les menaces.

Dans tous les cas, le corps de la femme a été découvert dimanche matin vers 6 h 45 dans un stationnement de la rue des Châteaux.

«Le corps présente des marques de violence», avait précisé l’agente aux affaires publiques du Service de police de Laval (SPL), Stéphanie Beshara, en matinée.

Des enquêteurs de la division des crimes contre la personne et des maîtres-chiens du service de police se sont rendus sur place.

Cinq enquêteurs du BEI, appuyés par deux techniciens en identité judiciaire de la Sûreté du Québec, étaient attendus pour leur part en après-midi pour examiner le niveau de responsabilité de la police de Laval dans cet événement.

Un cas de violence conjugale?

Outre les marques de blessures sur le corps de la femme, certains résidents interviewés par TVA Nouvelles ont noté des éléments suspects qui pourraient tendre vers l’hypothèse de la violence conjugale.

«Ce que j’ai entendu dire, c’est que quelqu’un qui fait le ménage ici l’aurait vue avec un “black eye” [œil au beurre noir] une journée, et elle lui aurait demandé où était le centre des femmes battues», a raconté Benoit Leblanc, président du syndicat de copropriété d’un des lots de condos de la rue des Châteaux.

L’avocate spécialisée en droit de la famille Me Justine Fortin espère quant à elle que les policiers de Laval ont correctement encadré la femme lors de leur brève rencontre avec elle.

«Ce que j’espère qu’ils font, par ailleurs, c’est de s’assurer que toutes les ressources existantes ont été nommées à la personne qui porte plainte, qu’on l’a même référée et qu’on l’a accompagnée, a indiqué Me Fortin en entrevue. SOS Violence conjugale, on ne le répétera jamais assez, font un travail exceptionnel.»